Violences des adf en rdc : plus de 300 victimes depuis le début de l’année

Les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont causé la mort de plus de 300 personnes depuis janvier 2026. C’est ce qu’indique un communiqué du Bureau des Nations Unies, qui détaille les exactions perpétrées dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

une attaque meurtrière près de Beni

Dans la nuit du 30 au 31 mai, une embuscade a été organisée à Ngadi, un village situé à proximité de Beni, au Nord-Kivu. Cette opération a coûté la vie à 15 civils ainsi qu’à un militaire, selon les autorités congolaises. Les assaillants, identifiés comme membres des ADF, ont semé la terreur dans la région en l’espace de trois jours, laissant derrière eux plus de 40 victimes parmi la population.

un groupe aux racines anciennes et aux alliances controversées

Les ADF, implantés depuis le milieu des années 1990 dans l’est de la RDC, sont responsables de milliers de morts parmi les civils. Leur réputation n’a cessé de s’aggraver ces dernières années, notamment après leur ralliement en 2019 à l’État islamique. Ce groupe terroriste, qui se présente comme la « province d’Afrique centrale » de Daech, revendique désormais certaines de leurs actions les plus violentes.

une situation humanitaire alarmante

Les exactions répétées des ADF dans les territoires de l’Ituri et du Nord-Kivu plongent les populations locales dans une insécurité permanente. Les attaques ciblent indistinctement les villages, les routes et les zones agricoles, exacerbant une crise humanitaire déjà critique. Les autorités congolaises, soutenues par la communauté internationale, tentent de contenir cette menace, mais les défis restent immenses.