Le gouvernement malien a lancé une campagne incitative pour encourager la population à collaborer avec les forces de sécurité. Désormais, toute information menant à l’identification de membres présumés du Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM), notamment des auteurs d’attentats violents, sera récompensée financièrement.
Une prime exceptionnelle pour le chef du JNIM
Les autorités maliennes ont fixé une récompense de deux milliards de francs CFA (soit environ 3,55 millions de dollars) pour toute information permettant de localiser Iyad Ag Gali, chef du groupe armé Nasra al-Islam wal-Muslimin, considéré comme l’un des principaux responsables des attaques terroristes dans le pays.
D’autres cibles prioritaires et leurs montants
En complément, des primes variables ont été établies pour d’autres individus recherchés, dont El Ghabas Ag Antala, l’un des dirigeants séparatistes touaregs actifs dans le nord du Mali. Ces mesures visent à affaiblir les réseaux logistiques et opérationnels des groupes armés dans les régions désertiques.
Contexte et enjeux sécuritaires
Cette initiative intervient après une série d’attaques meurtrières attribuées à des factions liées à Al-Qaïda, ayant causé la mort du ministre de la Défense en avril. Ces événements ont provoqué des troubles dans plusieurs zones du nord du pays, où les groupes armés tentent de renforcer leur emprise territoriale.
Le texte officiel portant cette décision a été signé à Bamako par le général de division Daoud Ali Mohamedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, soulignant l’engagement des autorités à lutter contre l’insécurité.
Vous aimerez aussi
Niger : le sort de moussa kaka, journaliste détenu depuis deux mois, interroge Niamey
Étudiants africains en Russie : du rêve académique au piège de la guerre en Ukraine
Moscou 2026 : le Bénin réinvente sa diplomatie économique avec la Russie pour un décollage accéléré
Burkina Faso : les jeunes burkinabè en Russie, une formation high-tech ou un piège militaire ?
Cotonou 2026 : l’énergie comme pilier de la croissance verte en afrique
