Ce vendredi matin à 10h (heure de Dakar), le Premier ministre Ousmane Sonko se rendra à l’Assemblée nationale pour y tenir une séance de questions d’actualité au gouvernement. Ce rendez-vous institutionnel, devenu un pilier de la vie politique sénégalaise, permet d’évaluer l’action publique, d’examiner les grands enjeux économiques et de faire le point sur la situation nationale.
Cette cinquième édition de l’exercice de redevabilité s’inscrit dans un contexte politique particulièrement complexe. Les débats autour des réformes des articles L.29 et L.30 du Code électoral ont suscité de vives tensions ces dernières semaines. Ces modifications, adoptées puis promulguées par le président Bassirou Diomaye Faye, sont au cœur des polémiques. L’opposition dénonce une loi « sur mesure », accusant la majorité de vouloir faciliter l’éligibilité future de Sonko pour 2029. Le Premier ministre, quant à lui, réaffirme sa pleine éligibilité pour l’ensemble des scrutins au Sénégal.
Les priorités de cette séance parlementaire
Les échanges s’orienteront naturellement vers les préoccupations quotidiennes des citoyens. Avec l’ensemble de son gouvernement à ses côtés, Ousmane Sonko devra répondre aux interrogations sur le pouvoir d’achat, notamment les mesures prises pour réduire le coût de la vie et stabiliser les prix des produits essentiels et de l’énergie.
L’économie occupera également une place centrale. Les députés s’attendront à des précisions sur les négociations en cours avec le Fonds monétaire international, l’avancement du plan de redressement économique et les orientations du prochain budget national.
Plusieurs dossiers sociaux seront également mis sur la table : l’état des bourses de sécurité familiale, le bilan et les perspectives de la campagne agricole en cours, ainsi que les préparatifs de la fête de Tabaski, pour laquelle l’État apporte un soutien spécifique.
Une relation gouvernementale sous les projecteurs
Les relations entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye seront scrutées à la loupe. Le Premier ministre a d’ailleurs qualifié leur collaboration de « cohabitation douce », un terme qui reflète la dynamique actuelle au sommet de l’État. Cette séance de questions d’actualité pourrait donc révéler des éclairages inédits sur la gouvernance et la répartition des rôles entre l’exécutif et le législatif.
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