Niger : crise humanitaire en hausse avec des centaines de déplacés dans le sud-ouest

Niger : crise humanitaire en hausse avec des centaines de déplacés dans le sud-ouest

Niger : des centaines de déplacés après des attaques terroristes dans le sud-ouestPhoto d’illustration © DR

Une série d’attaques perpétrées à la mi-juillet contre des localités du sud-ouest du Niger a provoqué l’exode de plusieurs centaines de civils, selon les informations recueillies sur place. Ces événements, inédits dans cette zone frontalière, surviennent dans un contexte de tensions sécuritaires croissantes.

Une région frontalière sous pression

Les attaques ont ciblé des villages situés dans la région de Dosso, à proximité des frontières avec le Nigeria et le Bénin. Depuis 2025, cette zone est devenue un nouveau point chaud pour les groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique au Sahel, d’après les données compilées par des observateurs indépendants.

Les survivants, visibles dans les images diffusées par les médias nationaux, ont trouvé refuge dans des localités voisines. Certains se sont installés à Tahoua, tandis que d’autres ont gagné Dogondoutchi, à une centaine de kilomètres de Loga, fuyant l’insécurité qui gagne du terrain.

Plus de 450 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays

Les Nations unies ont révélé que le Niger comptait, en 2025, plus de 450 000 personnes déplacées en interne. La majorité se concentre dans trois régions déjà affectées depuis dix ans par les violences terroristes : Tillabéri, à l’ouest du pays, frontalière du Burkina Faso et du Mali, abrite à elle seule 48 % de ces déplacés. Diffa, dans le sud-est, et Tahoua, au centre-est, complètent ce triste bilan.

Le 17 juillet dernier, une attaque a visé un détachement militaire dans l’ouest du pays, faisant seize morts et vingt-trois blessés parmi les forces armées, tandis que quinze terroristes ont été neutralisés.

Depuis près de dix ans, le Niger est en proie à des attaques récurrentes menées par des groupes affiliés à l’État islamique au Sahel et au JNIM, lié à Al-Qaïda. Ces violences ont profondément fragilisé la stabilité du pays et accentué la crise humanitaire.