Un virage politique inattendu pour le Sénégal
Quelques jours après avoir été écarté de son poste de Premier ministre, Ousmane Sonko a été élu mardi à la présidence de l’Assemblée nationale sénégalaise. Cette élection survient dans un contexte où les tensions politiques atteignent leur paroxysme au sein de l’hémicycle.
Un scrutin sous haute tension
La séance parlementaire, boycottée par les députés de l’opposition, s’est tenue dans une atmosphère électrique. Ces derniers ont dénoncé une manœuvre qualifiée de « putsch constitutionnel », accusant le pouvoir en place de fragiliser les institutions démocratiques.
Une victoire politique pour le pastef
Malgré les tensions récentes entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, tous deux membres du parti Pastef, l’ancien Premier ministre a obtenu un soutien écrasant des élus de sa formation. Avec 130 sièges sur 165, le Pastef domine largement l’Assemblée, ce qui a facilité son élection à la présidence de cette institution clé.
L’annonce des résultats a été accueillie par une salve d’applaudissements nourris des bancs du Pastef, marquant ainsi son retour en force sur la scène politique sénégalaise.
Un nouveau visage pour l’institution parlementaire
Ousmane Sonko succède à El Malick Ndiaye, dont la démission a été effective dès dimanche. Cette transition rapide illustre les remous politiques profonds qui agitent actuellement le pays.
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