
Un projet historique pour la santé au Mali
Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a officiellement lancé le Projet présidentiel d’urgence hospitalière lors d’une cérémonie solennelle. Cet événement, organisé au Centre de santé de référence de Korofina, dans le District de Bamako, symbolise le début d’une transformation majeure du système de santé malien.
La Ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-Major Assa Badiallo TOURÉ, a souligné que ce programme s’inscrit dans la dynamique initiée par les États généraux de la santé de décembre 2024. Ces rencontres avaient mis en lumière l’urgence d’améliorer l’accès aux soins et de rehausser la qualité des prestations médicales dans tout le pays.
Des infrastructures modernes pour une meilleure couverture sanitaire
Ce projet ambitieux repose sur une restructuration en profondeur du système hospitalier national. Il prévoit notamment la construction de 15 nouveaux hôpitaux, ainsi que la modernisation des Centres de santé de référence (CSREF) du District de Bamako, qui seront transformés en hôpitaux de district. L’intégralité du financement provient du budget national, garantissant ainsi une autonomie totale dans la réalisation des travaux.
Les délais de mise en œuvre varient selon les zones : 12 mois pour Bamako et 24 mois pour les régions. Le projet se structure autour de trois axes principaux :
- La conversion des CSREF des sept arrondissements de Bamako en hôpitaux de district.
- La construction de deux nouveaux hôpitaux de district, à Bla et Kangaba.
- La création de sept hôpitaux régionaux modernes, répartis à San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro, Bandiagara et Koulikoro.
Ces nouvelles infrastructures seront dotées d’équipements médicaux de pointe et offriront des capacités d’hospitalisation accrues, incluant des services spécialisés comme des unités d’hémodialyse pour les hôpitaux des 1er et 6e arrondissements de Bamako.
Des objectifs clairs pour répondre aux besoins de la population
Lors de l’inauguration, le Président de la Transition a réaffirmé que la santé est un pilier incontournable du développement. Il a insisté sur l’importance de maintenir la continuité du service public pendant les travaux et de respecter scrupuleusement les échéances prévues. Parmi les priorités affichées : rapprocher les soins de qualité des citoyens, limiter les évacuations sanitaires et alléger la charge des structures existantes.
Vous pourrez aussi être intéressé par
-
Gabon : l’incarcération d’alain-claude bilie-by-nze sous le feu des projecteurs
-
M23 : des recrutements forcés et tortures massives dénoncés dans l’est de la rdc
-
Burkina Faso : un « diaspora bond » historique de 151,5 milliards FCFA mobilisés
-
Burkina Faso : les associations musulmanes suspendues après l’arrestation d’un imam influent
-
Niger, clé de voûte du gazoduc transsaharien vers l’Europe
