À Niamey, le 28 juillet 2026, la **réforme de la fonction publique au Niger** a franchi une étape majeure. Lors de sa première session ordinaire de l’année, le Conseil consultatif de la Refondation (CCR) a axé ses travaux sur les profondes mutations en cours dans la gestion des ressources humaines de l’État. La ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi, a présenté un bilan détaillé des initiatives menées par son département.
Les communications, soumises aux membres du Conseil sous la présidence éclairée du Dr Mamoudou Harouna Djingarey, ont mis en lumière les efforts déployés pour rendre l’**administration nigérienne** plus performante, plus équitable et pleinement conforme aux exigences de la Refondation.
Une réforme globale de la fonction publique
Au cours des échanges, la ministre a exposé en détail les actions entreprises pour restructurer le système de gestion des agents de l’État. Ces réformes englobent l’harmonisation de la **fonction publique**, l’optimisation de la gestion des ressources humaines, la modernisation des services administratifs, et l’élaboration de politiques nationales pour le travail et l’emploi.
Ces orientations stratégiques reflètent la détermination des autorités à bâtir une administration plus réactive aux besoins des usagers, tout en garantissant une meilleure gouvernance des ressources humaines.
Le numérique au cœur de la transformation
L’un des piliers essentiels de cette réforme réside dans la **digitalisation de l’administration au Niger**. La ministre a présenté les avancées significatives dans le déploiement du Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État et de la paie (SIGRHEP), un outil stratégique destiné à centraliser et sécuriser l’ensemble de la gestion administrative des agents publics.
Les premiers résultats sont probants : à ce jour, plus de 16 500 dossiers d’agents ont été numérisés, et 23 000 autres ont été mis à jour. Parallèlement, le développement de plusieurs applications métiers a permis de renforcer l’efficacité des services administratifs.
À terme, le SIGRHEP assurera la gestion intégrée des ressources humaines et de la paie de près de 200 000 agents publics. Ce système ambitieux est également conçu pour accompagner le travail d’au moins 150 gestionnaires des ressources humaines et de la paie répartis sur l’ensemble du territoire national.
Des réformes statutaires et des outils de performance
Au-delà du vaste chantier numérique, le ministère a également présenté un bilan des réformes institutionnelles initiées ces derniers mois. Parmi les avancées notables figurent l’adoption de nouveaux textes encadrant le statut général de la **fonction publique nigérienne**, l’introduction d’outils d’évaluation de la performance individuelle, ainsi que la mise en œuvre d’une stratégie de redéploiement des agents de l’État dans les zones touchées par des situations post-crise.
Le département ministériel a en outre poursuivi l’organisation de concours professionnels, de recrutements directs et le suivi administratif de la carrière de milliers de fonctionnaires.
Le Conseil examine les défis de la réforme
Ces diverses présentations ont donné lieu à des échanges constructifs entre les membres du Conseil consultatif de la Refondation et les représentants gouvernementaux. Les débats ont principalement porté sur les défis inhérents à la modernisation administrative, à la gestion des ressources humaines et à l’amélioration des politiques d’emploi au Niger.
À l’issue de cette fructueuse séance de travail, les membres du Conseil ont unanimement adopté une motion de félicitations à l’adresse des membres du gouvernement pour la clarté et l’exhaustivité de la présentation de l’état d’avancement des réformes.
À travers ces multiples chantiers, les autorités nigériennes entendent faire de la modernisation administrative un levier essentiel pour rehausser la qualité du service public, consolider l’efficacité de l’État et concrétiser les objectifs ambitieux fixés dans le cadre de la Refondation.