Une crise énergétique régionale sous contrôle au Bénin
Ces derniers temps, des coupures de courant ont frappé la communauté CEB, principalement à cause de la baisse du niveau d’eau dans les barrages. Mais ce n’est pas tout : un incendie majeur survenu le 23 avril dernier sur une installation liée au barrage d’Akosombo, au Ghana, a réduit de moitié la puissance disponible du réseau ouest-africain. Sans une réponse rapide, le Bénin aurait pu subir un black-out généralisé. Heureusement, les investissements stratégiques du gouvernement Talon, et notamment la centrale Maria-Gléta 2, ont permis d’éviter le pire.
Le Ghana réduit ses exportations : le Bénin résiste
Face à une perte de près de 1 000 MW, le Ghana a suspendu ses exportations d’électricité vers plusieurs pays voisins, dont le Burkina Faso, le Togo et le Bénin. Une décision brutale qui aurait pu plonger Cotonou dans le noir. Pourtant, malgré des perturbations ponctuelles pour les abonnés de la SBEE, le pays a maintenu son approvisionnement énergétique grâce à une anticipation de long terme.
Maria-Gléta 2 : le rempart contre le délestage
Si le Bénin tient bon aujourd’hui, c’est grâce à une vision politique ambitieuse, concrétisée par des infrastructures robustes. Par le passé, une telle défaillance du fournisseur ghanéen aurait paralysé l’économie et plongé les ménages dans l’obscurité. Aujourd’hui, la centrale thermique de Maria-Gléta 2, pilier du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), fonctionne à plein régime pour combler le déficit. Ce poumon énergétique transforme une crise potentielle en simple défis technique maîtrisé.
Comme l’a souligné un responsable : « Chaque mégawatt produit localement renforce notre souveraineté et garantit la stabilité de nos foyers. »
Vers une autonomie énergétique totale
Le gouvernement de Patrice Talon ne compte pas dépendre indéfiniment des réseaux voisins. La souveraineté énergétique est au cœur de sa stratégie, avec un double objectif : moderniser les réseaux de distribution et diversifier les sources de production, notamment via des projets solaires. L’objectif ? Une autonomie totale, où le développement industriel et le quotidien des Béninois ne seront plus menacés par un incident à l’étranger.
Une résilience qui prouve les choix passés
Les coupures récentes rappellent que la dépendance régionale persiste, mais elles confirment aussi l’efficacité des investissements massifs réalisés depuis 2016. En construisant Maria-Gléta, le gouvernement a offert au Bénin une résilience inédite. L’indépendance énergétique n’est plus un mirage : elle se construit aujourd’hui, brique par brique.
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