Une publication récente de l’Africa Corps, allié de la Russie, masque, au-delà de ses justifications militaires, une réalité politique aux répercussions considérables. Cette analyse révèle une préparation de l’opinion publique à un virage stratégique majeur concernant le Nord du Mali. Deux scénarios principaux émergent de ce décryptage de la stratégie Kidal Mali.
Hypothèse 1 : l’africa corps se prépare à un désengagement d’assimi goïta
Depuis des mois, la popularité du président de transition, Assimi Goïta, repose fermement sur l’engagement de reconquérir et de maintenir l’intégrité territoriale du Mali, avec Kidal comme emblème de la souveraineté nationale. Or, la récente déclaration de l’Africa Corps, minimisant la valeur stratégique de Kidal et suggérant de l’éviter, ébranle directement la position du président Goïta. Un désengagement des forces russes dans la lutte pour Kidal laisserait le gouvernement de Bamako isolé face à ses promesses irréalisables, marquant potentiellement le début d’un désaveu politique majeur dans l’actuelle politique Mali.
Hypothèse 2 : la mise en œuvre d’un accord secret avec le fla et le jnim
Le ton du document soulève une autre interrogation cruciale : l’Africa Corps serait-il en train de mettre en œuvre un pacte secret, élaboré discrètement avec les groupes armés du FLA (Front de Libération de l’Azawad) et les djihadistes du JNIM ? Afin de légitimer l’abandon de certaines zones à ces factions armées sans paraître capituler, la communication russe emploie une rhétorique habile : « Nous n’avons pas échoué, nous évitons simplement un piège désertique. » Cette minimisation de l’enjeu de Kidal pourrait en réalité servir à préparer l’opinion à une forme de cohabitation ou à une répartition territoriale déjà convenue en arrière-plan avec ces groupes armés Mali. Cette situation impacte directement la sécurité Mali dans la région.
En somme, cette communication de l’Africa Corps semble indiquer l’échec du plan initial. La phase de reconquête ne serait plus d’actualité pour les forces russes. Deux voies se profilent : soit les alliés russes prennent leurs distances avec la stratégie intransigeante d’Assimi Goïta pour sauvegarder leurs propres intérêts, soit ils entérinent formellement l’abandon du Nord Mali aux factions rebelles et islamistes, potentiellement via un accord de non-agression. Cette évolution est au cœur de l’actualité Mali.
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