Journalistes burkinabè en exil : leur combat depuis la Côte d’Ivoire

journalistes burkinabè en exil : leur combat depuis la Côte d’Ivoire

Plusieurs voix critiques du Burkina Faso ont trouvé refuge en Côte d’Ivoire, où elles continuent de faire entendre leur combat. Parmi elles, des journalistes et un acteur judiciaire expliquent avoir quitté leur pays par peur des représailles après l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en 2022.

journalistes burkinabè en exil : leur combat depuis la Côte d'Ivoire

des témoignages marquants face à l’arbitraire

Depuis le coup d’État de septembre 2022, les conditions de travail des médias au Burkina Faso se sont fortement dégradées. Des journalistes et membres de la société civile dénoncent des pressions croissantes, parfois accompagnées de menaces directes. Trois professionnels des médias et un acteur judiciaire, installés désormais en Côte d’Ivoire, partagent leur expérience d’un exil souvent précipité ou clandestin.

poursuivre l’engagement malgré les dangers

Ces exilés racontent avoir craint des mesures arbitraires, comme un enrôlement forcé dans l’armée ou des représailles liées à leur travail. Certains ont repris leur métier sous couvert d’anonymat, tandis que d’autres forment la nouvelle génération de journalistes d’investigation. Les menaces ne s’arrêtent pas aux frontières : plusieurs témoignent avoir reçu des intimidations en ligne, craignant d’être localisés même depuis l’étranger.

Les autorités burkinabè n’ont pas réagi à ces récits. Pourtant, des organisations de défense des droits humains ont déjà alerté sur l’usage du décret de mobilisation générale contre certaines voix dissidentes.

un retour conditionné à un changement politique

Pour ces exilés, la Côte d’Ivoire représente avant tout un havre de sécurité. Tous aspirent à un retour au Burkina Faso, mais conditionnent cette possibilité à une amélioration tangible de la situation politique et sécuritaire. Leurs parcours illustrent les défis auxquels font face de nombreux journalistes et opposants burkinabè depuis près de quatre ans, dans un pays où les autorités invoquent la lutte contre le terrorisme pour justifier leurs mesures restrictives.