La route Douala-Bafoussam, un axe routier en état de délabrement avancé
L’artère principale reliant Douala, capitale économique du Cameroun, à Bafoussam et Bamenda dans la région du Nord-Ouest, accumule les records les plus sombres du pays. Entre dégradation accélérée et tragédies routières répétées, cette route nationale 5, vitale pour l’économie, devient un véritable parcours du combattant pour des milliers de voyageurs chaque jour.
Des conditions de circulation de plus en plus périlleuses
L’axe routier Douala-Bafoussam-Bamenda, long de 250 kilomètres, subit une dégradation continue. Le passage incessant de camions de marchandises et de bus interurbains, couplé à un manque criant d’investissements dans l’entretien, aggrave une situation déjà critique. Les intempéries, de plus en plus violentes, accélèrent l’érosion des sols et fragilisent davantage cette infrastructure essentielle.
Des trajets qui s’allongent et deviennent hasardeux
Un trajet autrefois effectué en trois heures et demie exige désormais dix heures de voyage, voire plus. Les pluies diluviennes transforment la chaussée en un champ de nids-de-poule monstrueux, tandis que les glissements de terrain menacent constamment les usagers. Les conducteurs doivent régulièrement emprunter des détours improvisés pour contourner les zones impraticables.
Une voyageuse, Alice, partage son expérience traumatisante :
« Nous sommes partis de Bafoussam il y a 14 heures. La route principale est totalement impraticable dans le département du Haut-Nkam. Nous avons dû prendre la route de Yaoundé, alors que notre destination finale est Douala, puis bifurquer vers Bagangté pour retrouver l’axe menant à notre point d’arrivée. Nous sommes épuisés, nos corps endoloris par ce périple interminable. »
Le
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