Interpellation du président du Conseil provincial du Borkou
Ahmat Bedei Toullomi, président du Conseil provincial du Borkou, a été appréhendé jeudi en fin de journée à N’Djamena. Il a été conduit vers les locaux de la Coordination générale de la Police judiciaire pour y être entendu dans le cadre d’une enquête judiciaire.
Origine de la procédure judiciaire
Cette interpellation fait suite à une plainte déposée pour diffamation et injures publiques. Deux personnes, Goudje Gueillet Hemchi et Kodou Omari, l’accusent d’avoir diffusé des allégations graves sur les réseaux sociaux. Ces accusations portaient sur leur prétendue implication dans un trafic de cocaïne au Tchad.
Démenti des plaignants
Les plaignants rejettent catégoriquement ces accusations, les qualifiant de « totalement infondées et mensongères ». Ils estiment que ces propos ont gravement porté atteinte à leur réputation et à leur honneur.
Contexte et déroulement de l’interpellation
Un mandat d’amener avait été émis le 4 août par le parquet du Tribunal de grande instance de N’Djamena. Ahmat Bedei Toullomi avait été convoqué à plusieurs reprises sans donner suite, ce qui a conduit les autorités à procéder à son interpellation après plus de dix jours d’absence aux convocations.
Réaction immédiate sur les réseaux sociaux
Quelques instants après son arrestation, un message a été posté sur sa page Facebook à 17h10 : « Soit le Maréchal est pour nous tous, soit les trafiquants sont plus forts que la loi. J’ai été enlevé ». Cependant, cette interpellation s’inscrit strictement dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours.
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