Le Premier ministre Ousmane Sonko a donné une impulsion majeure à la gestion du patrimoine naturel du Sénégal en ordonnant aux ministres compétents de mettre en œuvre une stratégie ambitieuse pour les parcs nationaux. Les portefeuilles concernés par cette directive couvrent l’Environnement, le Tourisme, l’Économie, le Plan et la Coopération, ainsi que les Finances et le Budget. L’objectif ? Transformer radicalement l’approche actuelle en s’appuyant sur des partenariats public-privé (PPP) afin de concilier préservation des écosystèmes et développement économique durable.
Des sites emblématiques au cœur de la nouvelle dynamique
Cette initiative gouvernementale se concentre sur des zones naturelles d’exception, reconnues pour leur valeur écologique et leur potentiel touristique. Parmi les sites prioritaires figurent :
- Le Parc national du Niokolo-Koba, joyau de la biodiversité ouest-africaine ;
- Le Parc de Hann, intégré au paysage urbain de Dakar ;
- Le Delta du Saloum, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ;
- Le Parc national des oiseaux du Djoudj, havre pour des milliers d’espèces migratoires ;
- Les réserves naturelles urbaines comme le Technopole de Dakar et le Lac Rose, espaces sensibles sous pression démographique.
En confiant l’aménagement et la valorisation de ces sites à des acteurs privés, sous le contrôle strict de l’État, le gouvernement vise à attirer des investissements majeurs. L’enjeu est double : moderniser les infrastructures d’accueil pour les visiteurs tout en renforçant la protection des écosystèmes fragiles. Cette démarche s’inscrit dans une vision de développement durable, où l’exploitation touristique rime avec respect de l’environnement.
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