« On attend l’annonce, c’est sûr ! », s’exclame Kaan, supporter passionné de Besiktas, devant les grilles du Vodafone Park. Les yeux rivés sur son smartphone, il scrute chaque mise à jour concernant Mohamed Salah (34 ans), désormais libre de tout contrat et en passe de rejoindre les Aigles noirs d’Istanbul. Selon les dernières informations, un accord aurait été trouvé pour un engagement d’un an renouvelable, assorti d’une rémunération de 12 millions d’euros, bonus inclus.

Un transfert qui pourrait tout changer pour Besiktas

Si l’annonce se concrétise, ce serait le transfert le plus retentissant de l’histoire du club, voire du championnat turc tout entier. Eren Tutel, journaliste spécialisé et chroniqueur pour le quotidien BirGün, n’hésite pas à qualifier ce potentiel recrutement comme « une révolution ». « Aucun joueur ne combine un tel niveau sportif, une notoriété internationale et un impact commercial aussi fort », souligne-t-il.

Sahin, croisé près des tribunes, compare déjà cette future recrue à celles de Deco ou encore d’Osimhen à Galatasaray : « Salah apporte bien plus que de la technique. Il incarne la réussite, avec trois titres de Premier League et une Ligue des champions à son palmarès ». L’Égyptien, triple champion d’Angleterre (2015 avec Chelsea, 2020 et 2025 avec Liverpool), est aussi une icône dans son pays, où il est perçu comme un ambassadeur.

Caner Isbegendiren, rédacteur en chef adjoint du journal Fanatik, tempère cependant : « Les négociations sont encore en cours, et rien n’est acté ». Une prudence qui n’entame en rien l’enthousiasme des fans, certains allant jusqu’à imaginer une vidéo où un supporter, à peine sorti de son anesthésie, demande immédiatement si Salah a signé.

Besiktas en quête de renaissance

Depuis leur dernier titre en 2021, les supporters de Besiktas enchaînent les déceptions. Quatrième du championnat la saison dernière, le club est distancé par ses rivaux historiques : Galatasaray, Fenerbahçe et Trabzonspor. Pour relancer la machine, la direction a déjà frappé un grand coup avec l’arrivée de Leandro Trossard (18 millions d’euros, en provenance d’Arsenal), présenté jeudi devant 20 000 supporters. Les ovations scandant le nom de Salah lors de cette présentation en disent long sur l’engouement généré par sa potentielle venue.

Eren Tutel précise : « Besiktas doit reconstruire une équipe cohérente autour de lui. Ces dernières années, le club a manqué de stabilité et de projet sportif ». Une ambition que Salah, s’il signe, pourrait justement incarner.

L’impact commercial et médiatique d’une telle signature

Ali, 32 ans, vêtu du maillot noir et blanc, se dirige vers la boutique officielle du club. « Je viens chercher le nouveau maillot de la saison, mais je reviendrai pour celui de Salah », confie-t-il. Si l’officialisation intervient, les boutiques comme l’aéroport d’Istanbul seront prises d’assaut. Le club, dont l’emblème est un aigle, mise sur cette star pour redorer son image et attirer d’autres talents.

Les experts s’accordent à dire que ce transfert pourrait avoir un effet d’entraînement. Comme le résume Trossard après sa présentation : « Salah est un leader naturel. Sa présence pourrait aider à attirer d’autres grands noms ».