Le FDR exige le départ d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale : une polémique juridique et politique

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) dénonce une situation « illégale et illégitime » concernant le Premier ministre Ousmane Sonko. La coalition d’opposition exige son exclusion immédiate de l’Assemblée nationale, relançant ainsi un débat houleux sur la légitimité de sa présence au sein de l’institution.
Dans un communiqué rendu public, le FDR a formulé une requête claire : l’éviction d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale. Selon la coalition, le statut actuel du leader de PASTEF ne lui permet pas de siéger comme député tout en occupant les fonctions de Premier ministre. Une situation que le FDR qualifie de contraire aux textes en vigueur.
Une mobilisation politique contre une décision controversée
La coalition d’opposition se félicite de l’union de plusieurs partis et mouvements politiques autour de cette cause. Elle dénonce une « tentative de coup d’État parlementaire » et évoque des recours juridiques engagés auprès du Conseil constitutionnel par des députés de l’opposition.
Le FDR s’appuie sur l’article LO172 du Code électoral, qui précise qu’un ministre élu député perd son mandat parlementaire s’il ne démissionne pas du gouvernement dans un délai de huit jours. La coalition estime que les ajustements apportés au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne peuvent, en aucun cas, primer sur les dispositions constitutionnelles et législatives.
Pour le FDR, le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale constitue une violation flagrante de la Constitution, du Code électoral et du règlement intérieur de l’institution. La coalition appelle donc à l’annulation de cette décision et réclame le retrait immédiat du Premier ministre de l’hémicycle.
En parallèle, le FDR enjoint les forces vives du pays à se mobiliser pour défendre, selon ses termes, « le respect de la Constitution, des lois et des institutions de la République ». Une exhortation qui s’inscrit dans un contexte où le débat juridique et politique autour du statut parlementaire d’Ousmane Sonko reste plus que jamais d’actualité.
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