Ousmane Diagne officiellement installé président du Conseil constitutionnel du Sénégal

Le magistrat Ousmane Diagne, nommé à la présidence du Conseil constitutionnel par décret présidentiel, succède à Mamadou Badio Camara, dont le décès avait laissé l’institution vacante pendant plus d’un an.
Ousmane Diagne a prêté serment ce mardi 11 août 2026 lors d’une cérémonie solennelle, marquant officiellement son entrée en fonction à la tête du Conseil constitutionnel.
Sa nomination, entérinée par le décret présidentiel n° 2026-1318 du 13 juillet 2026, émane du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Il prend ainsi la relève de Mamadou Badio Camara, décédé à Dakar le 10 avril 2025, après avoir dirigé l’institution pendant une période marquée par une vacance prolongée.
Un parcours judiciaire d’exception
Ancien magistrat au sein du système judiciaire sénégalais, Ousmane Diagne a marqué sa carrière par plusieurs fonctions clés. Il a notamment été procureur général près la Cour d’appel de Dakar, premier avocat général à la Cour suprême, ainsi que procureur de la République. Avant d’accéder à la présidence du Conseil constitutionnel, il a également occupé le poste de ministre de la Justice et Garde des Sceaux dans le premier gouvernement dirigé par Ousmane Sonko.
Une nomination conforme aux exigences constitutionnelles
Le choix d’Ousmane Diagne respecte les critères définis par les textes régissant le Conseil constitutionnel. Ces dispositions stipulent que sa présidence doit échoir à un magistrat ayant exercé des fonctions de premier président ou de procureur général de la Cour suprême, ou encore de président de chambre. Ces conditions s’étendent également aux professeurs titulaires de droit, aux inspecteurs généraux d’État ou aux avocats justifiant d’au moins vingt ans d’expérience professionnelle.
Les missions du Conseil constitutionnel
Le Conseil constitutionnel, désormais présidé par Ousmane Diagne, joue un rôle central dans le paysage institutionnel sénégalais. Ses principales attributions consistent à garantir le respect de la Constitution, à contrôler la conformité des lois adoptées et à veiller à la régularité des processus électoraux dans le pays.
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