Les Nations unies exhortent à Kinshasa à garantir un cadre sécurisé pour les débats politiques

James Swan, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, a interpellé ce vendredi les autorités et les forces vives de la nation depuis New York. Dans un message diffusé lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité, il a plaidé avec insistance pour l’instauration d’un dialogue national inclusif et transparent, condition sine qua non, selon lui, pour stabiliser le pays. L’objectif ? Éviter une escalade des tensions autour des réformes constitutionnelles et des questions sécuritaires qui minent la cohésion nationale.

Le diplomate onusien a également mis en garde contre toute restriction des libertés fondamentales, particulièrement la liberté d’expression et la liberté de réunion pacifique, jugées essentielles pour permettre à toutes les sensibilités politiques de s’exprimer sans crainte. Une mise en garde qui intervient alors que Kinshasa vient d’être le théâtre d’affrontements entre partisans du gouvernement et opposants, notamment devant les locaux de la Conférence épiscopale nationale du Congo.

Sur le plan institutionnel, James Swan a salué les avancées enregistrées ces derniers mois, comme la mise sur pied d’une commission dédiée à la réforme du secteur de sécurité. Cette instance, dont les travaux s’accélèrent, aura pour mission de superviser la modernisation des forces armées et de police, un chantier crucial pour restaurer la confiance dans les institutions. Parallèlement, la présidence congolaise finalise une stratégie nationale de sécurité, première du genre dans l’histoire du pays, qui devrait servir de feuille de route pour les années à venir.

Ces initiatives, bien que saluées par la communauté internationale, surviennent dans un contexte où la RDC fait face à des défis majeurs : menaces terroristes persistantes dans l’Est, crise humanitaire aggravée et polarisation politique croissante. L’ONU rappelle que sans un consensus large et volontariste entre toutes les parties, les risques de déstabilisation restent élevés, au détriment de la paix et du développement.