Le Niger s’engage résolument dans la quête de souveraineté sanitaire
Lors du premier sommet africain dédié aux systèmes de santé et à la souveraineté sanitaire, organisé à Dakhla au Maroc, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publiques nigérien, le colonel major Garba Hakimi, a réaffirmé l’engagement fort de son pays dans cette dynamique. À l’issue de ces deux jours de travaux, il a mis en lumière les avancées concrètes réalisées par les plus hautes autorités nigériennes, dont le Général Abdourahmane Tiani, Président de la République, et le Premier ministre, pour renforcer le secteur sanitaire national.
Des infrastructures sanitaires en pleine expansion
Le Niger déploie une stratégie ambitieuse axée sur la construction d’infrastructures sanitaires modernes. Hôpitaux et centres de santé intégrés se multiplient sur l’ensemble du territoire, une avancée majeure pour améliorer l’accès aux soins de santé primaires. « Ces réalisations constituent le socle indispensable à un système de santé performant », a souligné le ministre Hakimi. Selon lui, sans des infrastructures de base adaptées, la prise en charge des maladies et les soins curatifs ne peuvent atteindre leur plein potentiel.
Équipements de pointe et formation des professionnels
En parallèle, le gouvernement nigérien investit massivement dans l’acquisition d’équipements médicaux haut de gamme, déployés sur tout le territoire. Ces outils permettent aux médecins et techniciens de poser des diagnostics précis et d’assurer une prise en charge optimale des patients. « La formation des agents de santé est tout aussi cruciale », a-t-il ajouté. « Des cycles de spécialisation et de formation continue sont mis en place pour garantir l’expertise nécessaire à l’utilisation de ces équipements. »
Financement et accessibilité des soins
Le ministre a également souligné les efforts budgétaires consentis par les autorités nigériennes. Le secteur de la santé bénéficie d’allocations substantielles, tandis que des mesures sociales, comme la gratuité des soins pour certaines couches vulnérables, réduisent les inégalités d’accès aux services médicaux. « La gratuité des accouchements, la prise en charge des enfants de moins de 5 ans et la baisse de 50 % des tarifs dans les structures publiques favorisent une couverture sanitaire universelle », a-t-il expliqué. « Cette stratégie nous rapproche de l’objectif fixé par les plus hautes autorités : une souveraineté sanitaire totale. »
Les défis à relever pour une souveraineté sanitaire durable
Lors du sommet de Dakhla, les experts africains ont identifié plusieurs défis persistants, dont la fragilité des systèmes sanitaires, des problèmes de gouvernance et des difficultés de financement. Le ministre Hakimi a insisté sur la nécessité de transformer ces obstacles en opportunités. « L’enjeu n’est pas de constater les lacunes, mais de définir une feuille de route claire pour construire un système plus résilient et performant », a-t-il déclaré. « Cette souveraineté sanitaire est à notre portée, à condition d’agir avec détermination. »
Une vision royale pour une Afrique saine
Le sommet a aussi été l’occasion de saluer la vision du Roi du Maroc, qui promeut une Afrique autonome sur le plan sanitaire. L’inauguration de l’Académie africaine des sciences de la santé à Dakhla a marqué un tournant, avec la construction d’hôpitaux universitaires et de formations médicales intégrées. « Les ressources humaines sont le pilier d’un système de santé solide », a rappelé le colonel major Hakimi. « Sans des professionnels qualifiés, même les meilleures infrastructures ne suffisent pas. »
Le ministre a appelé à une adoption large de cette vision par les autres chefs d’État africains. « Allouer 15 % du budget national à la santé est une priorité », a-t-il insisté. « Les financements innovants et une gouvernance efficace sont les clés pour réduire la dépendance aux partenaires extérieurs. »
Une feuille de route ambitieuse pour l’avenir
La déclaration finale du sommet de Dakhla repose sur cinq axes stratégiques : épidémiologie, capital humain, recherche et innovation, financement et gouvernance, infrastructures et accès équitable. « En travaillant de concert sur ces leviers, nous pouvons concrétiser notre rêve d’une souveraineté sanitaire africaine », a conclu le ministre. « L’essentiel est de passer à l’action sans délai. »
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