Natitingou au coeur de la journée mondiale des réfugiés 2026 : le Bénin renforce son engagement

La Maison des jeunes de Natitingou a servi de cadre, le samedi 20 juin 2026, aux festivités officielles marquant la Journée mondiale des réfugiés, édition 2026.

L’événement a été ouvert par Djibril MAMA CISSE, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, entouré d’Aminatou SAR, coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Bénin, et de Thomas WYLLIE, directeur adjoint régional du Haut-Commissariat des réfugiés pour l’Afrique de l’Ouest. Au programme : allocutions, visite de stands d’activités génératrices de revenus tenus par des réfugiés, et plantation symbolique d’arbres.

« Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité » : tel est le thème international choisi cette année pour interpeller sur la situation des réfugiés et demandeurs d’asile. Le Bénin accueille actuellement 29 000 réfugiés et demandeurs d’asile, auxquels s’ajoutent 14 000 personnes en attente d’obtention du statut de réfugié.

Aminatou SAR a souligné que ces chiffres illustrent à la fois la pression sur le pays et l’engagement du gouvernement et du peuple béninois à protéger ces populations. Elle a réaffirmé le soutien constant du Système des Nations Unies, mobilisé pour garantir l’accès à l’alimentation, aux soins, à l’éducation et à un accompagnement psychosocial.

Djibril MAMA CISSE a pour sa part rappelé que cette célébration est une occasion unique de réaffirmer la solidarité envers ceux qui fuient persécutions, conflits et violences. « Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité » nous rappelle que la protection des réfugiés est une responsabilité collective, fondée sur la solidarité, l’humanité et la coopération. Il a assuré que le Bénin garantit cette protection grâce à un cadre juridique et institutionnel renforcé, offrant aux réfugiés l’accès à des services essentiels : santé, éducation, emploi et protection sociale.

Malgré le contexte sécuritaire, le ministre a réitéré l’attachement du Bénin au droit d’asile et au principe de non-refoulement. L’impératif de sécurité nationale et les exigences de protection internationale peuvent, selon lui, être conciliés par des mécanismes efficaces d’identification, d’enregistrement et de contrôle.

La cérémonie a également été marquée par les interventions de Thomas WYLLIE, de Norbert Tido N’DAH, premier adjoint au maire de Natitingou, et d’Albert NACOULMA, porte-parole des réfugiés. Ce dernier a promis le respect des lois béninoises et un engagement pour la cohésion sociale.

Les festivités se sont conclues par la plantation d’arbres et diverses animations.