Manon Aubry alerte sur la répression des homosexuels au Sénégal
L’eurodéputée française Manon Aubry s’indigne face à l’intensification des persécutions envers les personnes homosexuelles au Sénégal. Elle exige une intervention urgente des autorités françaises pour protéger les victimes et condamner publiquement cette répression.
Manon Aubry, eurodéputée de La France Insoumise et figure de proue du groupe de gauche au Parlement européen, a réagi avec fermeté après l’ouverture d’enquêtes judiciaires au Sénégal contre plusieurs individus pour des « actes contre nature » présumés et la transmission volontaire du VIH. Ces poursuites, fondées sur une législation controversée, ont suscité une vague d’indignation internationale.
Une loi sénégalaise vivement contestée
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, Manon Aubry a qualifié la situation de « persécution systématique » envers les personnes LGBT+ au Sénégal. Elle a rappelé que la loi sénégalaise punit désormais les relations homosexuelles de cinq à dix ans d’emprisonnement, une mesure qu’elle juge « inacceptable et contraire aux droits humains ».
« L’homosexualité n’est pas un crime, mais une orientation sexuelle. Aucune loi ne devrait justifier la discrimination ou la violence à l’encontre d’un individu en raison de son identité ou de ses choix », a-t-elle martelé, avant d’ajouter : « Je soutiens sans réserve les victimes de cette homophobie d’État et exige la protection immédiate de ceux qui sont en danger ».
Appel à la France pour une action concrète
Manon Aubry a également interpellé les autorités françaises, exigeant une réponse forte et immédiate. Elle a plaidé en faveur de l’asile politique pour les réfugiés sénégalais persécutés en raison de leur orientation sexuelle, ainsi que pour la libération d’un ressortissant français actuellement détenu au Sénégal dans le cadre de cette affaire.
« La France, en tant que pays des droits de l’homme, a le devoir d’agir. Elle doit exiger la libération de son ressortissant et offrir une protection aux personnes fuyant cette répression », a-t-elle déclaré, soulignant l’urgence d’une mobilisation diplomatique et humanitaire.
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