Lyon découvre enfin son rival de ligue des champions ce lundi

L’Olympique Lyonnais connaîtra ce lundi son futur adversaire pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des champions, une étape décisive avant les barrages

Paulo Fonseca et ses joueurs lors du match amical entre Lyon et le FC Saint-Gall
Paulo Fonseca et ses joueurs lors du match amical entre Lyon et le FC Saint-Gall en juillet

L’Olympique Lyonnais saura à midi ce lundi contre quelle équipe il débutera son parcours vers la phase de groupes de la Ligue des champions. Quatre adversaires possibles attendent les Gones pour ce troisième tour préliminaire.

Après une préparation marquée par une défaite surprise face au Slavia Prague (0-2) en Allemagne, l’OL aborde cette échéance avec des questions sur sa solidité défensive. Avec le meilleur coefficient UEFA (65,750) de cette voie, les Lyonnais partent favoris, mais le chemin vers la phase de groupes s’annonce semé d’embûches. Leur parcours débutera entre le 4 et le 5 août pour le match aller, avant un retour prévu le 11 août. S’ils se qualifient, ils devront ensuite affronter un barrage aller-retour les 18-19 et 25-26 août pour espérer rejoindre la phase de ligue.

Un parcours difficile depuis 2013 pour les clubs de Ligue 1

Depuis l’instauration de ce format (3e tour + barrages) par l’UEFA il y a treize saisons, seulement deux clubs de Ligue 1 ont réussi à franchir cette étape avec succès : Monaco en 2016 et Lille en 2024. L’OL en avait fait les frais en août 2013, s’inclinant face à la Real Sociedad d’Antoine Griezmann (0-2, 0-2) en barrage. Une statistique qui rappelle la difficulté de cette voie.

Union Saint-Gilloise : l’adversaire belge à ne pas sous-estimer

Parmi les quatre adversaires possibles, l’Union Saint-Gilloise se détache comme le principal danger. Avec un coefficient UEFA de 48,000, les Bruxellois sont les mieux classés des cinq prétendants. Champions de Belgique en 2025 et vainqueurs de la Coupe en 2026, ils ont déjà frôlé la phase de groupes de la Ligue des champions la saison dernière, terminant 27es avec 9 points, à un souffle des huitièmes de finale. Leur parcours en Ligue Europa Conférence, où ils ont notamment éliminé l’OM (2-3), montre leur capacité à rivaliser avec les grands clubs européens.

L’effectif belge, majoritairement stable, mise sur une solide organisation défensive en 5-3-2. Cependant, l’équipe devra composer avec l’absence de son gardien néerlandais Kjell Scherpen (2,04 m), annoncé sur le départ, et d’Anan Khalaili, écarté après un transfert avorté à l’Inter Milan pour raisons médicales. Leur préparation, lancée le 24 juin, a inclus trois matchs amicaux : deux victoires contre le S. Bucarest (4-0) et l’Aarhus (2-1), mais aussi une défaite face au PSV Eindhoven (3-3 puis 0-4). Leur prochain test aura lieu à Ostende en amical.

Sparta Prague et NEC Nimègue : des défis techniques et physiques

Le Sparta Prague, deuxième du Championnat tchèque (coefficient 38,250), représente un autre obstacle de taille. « C’est une équipe agressive, avec un marquage individuel serré qui nous empêche d’attaquer », avait souligné Paulo Fonseca après la défaite de l’OL face au Slavia Prague. Une rencontre qui a mis en lumière les difficultés lyonnaises à trouver des solutions offensives.

Le NEC Nimègue, troisième des Pays-Bas (coefficient 13,585), pourrait aussi compliquer la tâche des Lyonnais. Enfin, l’OL pourrait hériter du vainqueur du duel entre le Sturm Graz (Autriche, 26,000) et Heart of Midlothian (Écosse), deux équipes en quête de qualification.

Huit buts encaissés : l’OL doit corriger ses lacunes avant le choc

Privée de Malick Fofana (cheville) et Moussa Niakhaté (suspendu), l’équipe a subi huit buts en quatre matchs de préparation. Une correction s’impose si les Rhodaniens veulent éviter un scénario catastrophe face à des adversaires directs comme le NEC Nimègue. Les Lyonnais devront aussi compter sur le retour en forme de Khalis Merah, qui se remet plus vite que prévu de sa blessure.