Le Sénégal face aux défis de l’intégration régionale de l’UEMOA

La capitale sénégalaise a accueilli la phase politique de la 11e édition consacrée au suivi des réformes communautaires de l’UEMOA. Cette rencontre, qui s’est tenue en présence d’Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Union, a permis de faire le point sur l’état d’avancement des chantiers législatifs et économiques du Sénégal.

Une légère baisse de performance à corriger

Le Sénégal affiche actuellement un taux d’exécution de 76,45 % pour l’ensemble des 145 réformes examinées. Bien que ce résultat soit jugé globalement positif, on note un recul de 2,14 points par rapport à l’exercice précédent. Ce fléchissement s’explique principalement par des difficultés dans la gouvernance économique et les réformes structurelles, où une baisse de 6,3 points a été enregistrée.

Parmi les points de vigilance identifiés, l’absence de transmission du rapport 2024 concernant le guichet unique des états financiers pèse sur le bilan. Les secteurs de l’artisanat, du tourisme, de la culture et du climat des affaires sont également ciblés comme des domaines prioritaires nécessitant des interventions correctives rapides.

Des progrès significatifs dans les secteurs clés

Malgré ces zones d’ombre, plusieurs domaines affichent une santé robuste et une progression encourageante :

  • Agriculture, élevage et pêche : une progression remarquable de 12 points.
  • Développement humain et social : un gain de 6,5 points.
  • Modernisation du cadre juridique et comptable : une hausse de 5,5 points.
  • Énergie : une amélioration de 3 points.

Pour Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, ces résultats traduisent une volonté de renforcer la dynamique sectorielle nationale. Les conclusions de ces travaux seront soumises au Premier ministre lors d’une audience spéciale afin de définir une feuille de route accélérée. L’objectif est clair : harmoniser davantage les politiques nationales avec les standards communautaires de l’UEMOA pour garantir une intégration économique réussie avant la prochaine évaluation.

Ce processus d’évaluation, instauré depuis 2013, demeure un levier essentiel pour identifier les goulots d’étranglement et formuler des recommandations opérationnelles visant à atteindre les objectifs du traité de l’Union.