La coalition C64, un regroupement majeur de l’opposition en République Démocratique du Congo (RDC), a clairement rejeté la proposition de dialogue national initiée par le président Félix Tshisekedi. Selon la C64, cette démarche ne serait qu’une manœuvre de diversion face aux défis pressants que rencontrent les citoyens congolais. Les leaders de l’opposition dénoncent une tentative du pouvoir de remplacer un véritable processus de concertation nationale par des approches jugées inefficaces et peu représentatives.

À l’issue de cinq heures de délibérations intenses, Martin Fayulu, figure emblématique de l’opposition, a rendu publique la position unanime de la C64. Il a affirmé avec force : « Le peuple n’est pas crédule. Ces nouvelles consultations du président Tshisekedi n’apportent aucune réponse aux urgences vitales du pays, qu’il s’agisse de la guerre dans l’Est, de l’insécurité grandissante, de la crise sanitaire persistante ou de la profonde détresse sociale qui frappe les Congolais. Elles éloignent notre nation de ses impératifs fondamentaux. »
Les dirigeants de la C64 s’inquiètent ouvertement des motivations du chef de l’État. Ils estiment que le président Félix Tshisekedi serait « préoccupé de manière cynique » par la prolongation de son séjour au pouvoir, au-delà de l’échéance de son second mandat présidentiel en 2028. L’opposition dénonce une stratégie où le pouvoir instrumentaliserait la crise sécuritaire et la souffrance des populations de l’Est de la RDC pour justifier une potentielle extension de son règne. La C64 s’oppose fermement aux ambitions qu’elle prête à Tshisekedi, accusant ce dernier de risquer la fragmentation du pays pour se maintenir en place.
Face à cette situation perçue comme une dérive autoritaire, la C64 annonce une vaste mobilisation citoyenne. La coalition renouvelle son appel à une grande marche nationale, prévue le 15 septembre, afin de manifester son opposition aux stratégies du parti au pouvoir et de défendre les intérêts du peuple congolais.
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