Gabon : l’exploitation minière pour relancer l’économie nationale

Gabon : l’exploitation minière pour relancer l’économie nationale

Face au déclin de sa production pétrolière, le Gabon mise sur l’exploitation minière pour dynamiser son économie. Ces derniers mois, les annonces d’investissements se sont multipliées, accompagnées d’opérations de prospection et d’exploration dans plusieurs régions du pays.

Vue de Libreville, capitale du Gabon

Avec la nomination de Sosthène Nguema Nguema au ministère des Mines il y a sept mois, le secteur minier gabonais connaît un regain d’activité significatif. Une feuille de route ambitieuse prévoit l’ouverture de près de huit sites miniers d’ici 2030, principalement dédiés à l’extraction de fer, mais aussi d’or et de potasse.

Le gouvernement gabonais table sur ces projets pour générer des milliers d’emplois et stimuler la croissance du secteur. Sosthène Nguema Nguema estime que la part de l’exploitation minière dans l’économie nationale, actuellement de 6%, pourrait atteindre entre 15 et 20% dans les années à venir.

Des infrastructures adaptées : la clé du succès

Cependant, la réalisation de ces objectifs dépendra largement de la capacité du Gabon à moderniser et développer ses infrastructures. C’est l’analyse partagée par Orphée Mouelé, économiste formé à l’Université Omar Bongo. Selon lui, la construction et la rénovation des routes, des voies ferrées, des ports et des ponts seront essentielles pour faciliter le transport des minerais extraits.

L’accès à une énergie suffisante représente également un défi majeur pour les futurs sites miniers. Une production électrique stable sera indispensable non seulement pour l’exploitation des mines, mais aussi pour soutenir le développement d’activités industrielles autour de ces ressources naturelles.

Une croissance au service de la population

L’ONG Éthique et bonne gouvernance salue les opportunités offertes par ce secteur en plein essor. Sa présidente, Edmiaune Zouga, insiste sur l’importance de garantir que les revenus miniers profitent directement à la population gabonaise et améliorent concrètement leurs conditions de vie.