Gabon : ce que la radiation de 1 473 agents changera concrètement pour les citoyens et les finances publiques

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Une décision qui pèsera sur le quotidien des Gabonais

La radiation de plus de 1 400 agents publics au Gabon n’est pas une simple formalité administrative. Elle aura des répercussions directes sur les finances de l’État, sur les services publics et, à terme, sur la vie quotidienne des citoyens. Le gouvernement de transition a officialisé le renvoi de 1 473 fonctionnaires pour abandon de poste, au terme d’un vaste contrôle comptable et biométrique destiné à assainir les fichiers de l’administration.

Onze milliards de francs CFA qui ne partiront plus en salaires sans contrepartie

Pendant des années, des agents ont continué à percevoir leur rémunération sans jamais se présenter à leur poste. Certains résidaient à l’étranger, d’autres cumulaient leur emploi public avec une activité dans le privé, et d’autres encore avaient purement et simplement déserté leur bureau.

En écartant ces 1 473 agents, l’État gabonais devrait économiser plus de 11 milliards de francs CFA par an, soit environ 16,7 millions d’euros. Un montant qui, selon les autorités, sera réaffecté à des projets à impact direct pour la population : rénovation d’hôpitaux, construction d’écoles, et recrutement d’enseignants et de soignants réellement en fonction.

Des contrôles stricts mais des vérifications toujours en cours

Si la mesure est largement saluée par des citoyens excédés par le gaspillage des fonds publics, des syndicats appellent à la prudence. Ils exigent que les dossiers soient vérifiés afin qu’aucun agent régulier ne soit radié à tort en raison d’une erreur technique dans la base de données.

Le ministère a indiqué que les cas douteux seront réexaminés individuellement. Mais l’État prévient : les personnes ayant perçu des salaires sans travailler pourraient être poursuivies pour rembourser les sommes indûment versées.

Une remise en ordre aux effets durables pour l’économie

Cette opération témoigne de la volonté des autorités actuelles de remettre de l’ordre dans la gestion publique. Toutefois, radier les absents ne suffira pas. Il faudra aussi mettre en place des mécanismes de contrôle pour empêcher le retour de ces pratiques et garantir que chaque franc public serve désormais au développement du Gabon.