Le 7 mai 2026, le président du Conseil et chef suprême des armées s’est rendu dans l’extrême nord du Togo, sur la ligne de front de l’opération Koundjoaré. Dans un contexte marqué par la montée de l’extrémisme violent dans la région des Savanes, ce déplacement stratégique visait à soutenir des unités engagées dans une lutte de longue haleine contre l’insécurité.
Au cœur de cette zone frontalière, où la chaleur de mai commence à peser, la surveillance est constante. Face à une menace souvent invisible, dissimulée dans un relief accidenté, Faure Gnassingbé a tenu à marquer sa présence sur le terrain aux alentours de 10 heures, soulignant l’importance capitale de cette mission pour la protection du territoire national.
Accueilli par le colonel Latiémbé Kombaté, responsable de l’opération Koundjoaré, le chef de l’État a immédiatement pris la mesure de la situation. Dans un climat sécuritaire régional instable, chaque décision opérationnelle est scrutée avec la plus grande attention par le commandement militaire.

Analyses et stratégies au Poste de Commandement
La visite a débuté par une séance de travail confidentielle au sein du Poste de Commandement Opérationnel (PCO). À l’aide de données satellitaires et de rapports de renseignement, le président a examiné la progression des menaces dans la zone. Les officiers ont exposé les réalités d’un conflit asymétrique marqué par l’usage d’engins explosifs improvisés (IED) et des tentatives d’incursion de groupes terroristes venus du Sahel.
Attentif aux besoins logistiques et humains, Faure Gnassingbé a insisté sur l’adaptation continue des forces. Il a préconisé une optimisation de la réactivité des troupes et un renforcement des dispositifs de surveillance pour sécuriser les frontières poreuses du pays.

Immersion à Tchamonga : au contact direct des soldats
Le déplacement s’est poursuivi vers l’est, au poste opérationnel avancé (POA) de Tchamonga. Sur place, le président a observé les simulations tactiques sur « caisse à sable », détaillant les modes d’intervention et les patrouilles dans cette zone de haute tension.
Ce fut également l’occasion d’un échange direct avec les militaires. Faure Gnassingbé a rendu hommage au sacrifice des soldats, rappelant que la sécurité nationale repose sur leur détermination. Il a réitéré l’engagement de l’État à fournir les équipements nécessaires pour faire face à une menace imprévisible, tout en encourageant les troupes à une vigilance de chaque instant.

Une stratégie globale contre l’insécurité
Au-delà de l’aspect purement militaire, cette visite met en lumière l’approche holistique adoptée par le Togo. La lutte contre le terrorisme ne se limite pas aux armes, elle intègre également des volets sociaux et préventifs :
- Le volet militaire : L’opération Koundjoaré sert de bouclier territorial.
- Le volet social (PURS) : Le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes vise à améliorer l’accès aux services de base (eau, électricité, éducation) pour renforcer la résilience des populations.
- La prévention (CIPLEV) : Ce comité collabore avec les communautés locales pour prévenir la radicalisation et maintenir la cohésion sociale.

Coopération régionale et intégrité territoriale
L’efficacité de la lutte contre l’extrémisme dépend aussi de la coopération avec les pays voisins comme le Bénin et le Burkina Faso. Dans une Afrique de l’Ouest en pleine mutation géopolitique, la stabilité du nord du Togo est un enjeu majeur qui dépasse les frontières nationales.
En se rendant à Tchamonga, Faure Gnassingbé a envoyé un signal de fermeté : le Togo reste mobilisé pour préserver son intégrité territoriale face aux groupes armés, malgré les défis sécuritaires régionaux croissants.
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