Crise interne au PPA-CI : plusieurs cadres exclus du premier congrès ordinaire à Abidjan

Tensions au sein du PPA-CI : des figures de proue privées de congrès

Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, traverse une zone de turbulences à l’approche de son grand rassemblement. Plusieurs hauts responsables et militants de la formation politique se voient officiellement interdits de participer au premier congrès ordinaire, prévu les 14 et 15 mai 2026 dans la capitale économique ivoirienne.

Cette mesure restrictive frappe des personnalités influentes telles que Don Mello, Stéphane Kipré, Dali Arthur et Armand Ouégnin. La direction du parti justifie cette mise à l’écart par l’ouverture de procédures disciplinaires visant ces cadres. Il leur est reproché d’avoir bravé la ligne officielle du mouvement lors des échéances électorales passées.

Un acte d’indiscipline au cœur de la discorde

Le différend remonte aux scrutins de l’année précédente. Alors que le PPA-CI avait formellement décidé de boycotter la présidentielle d’octobre 2025 ainsi que les législatives du 27 décembre 2025, ces militants auraient outrepassé les consignes de leur hiérarchie. En attendant les conclusions des instances disciplinaires, leur présence est jugée indésirable lors du conclave au Palais de la culture d’Abidjan.

Ce premier congrès ordinaire revêt pourtant une importance capitale pour l’avenir de la formation de Laurent Gbagbo. L’objectif affiché est de renforcer les bases du parti et de remobiliser les troupes dans un climat de cohésion. Toutefois, ces dissensions internes mettent en lumière des fractures profondes au sein de l’appareil politique, illustrées par la fermeté de la direction envers ceux qui ont ignoré les directives de boycott.