Côte d’Ivoire : le gouvernement réaffirme sa politique de tolérance zéro après les excisions violentes de cinq fillettes à Bongouanou

Bongouanou, 06 juillet 2026 (AIP) – Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a réaffirmé la politique de « tolérance zéro » du gouvernement ivoirien contre les mutilations génitales féminines (MGF), suite à l'excision violente de cinq fillettes à Bongouanou, indique un communiqué transmis à l'AIP.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du mardi 30 juin 2026 au quartier Dioulakro, dans le village de Kangandi (commune de Bongouanou). Les victimes, âgées de trois à neuf ans, ont été soumises à une pratique d'une « extrême violence », selon le communiqué qui a précisé que cette pratique a occasionné d'importantes hémorragies, des rétentions urinaires et de graves traumatismes psychologiques chez les mineures.

Saisies grâce à un signalement anonyme, les équipes de la direction régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le service de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (SPJEJ) et le commissariat de police de Bongouanou sont immédiatement intervenus pour secourir les enfants.

Prises en charge en urgence à l'Établissement public hospitalier départemental (EPHD) de Bongouanou, les cinq fillettes sont désormais sécurisées dans un centre spécialisé sous la protection du ministère, où elles bénéficient d'un suivi médical, psychologique et social.

Sur le plan judiciaire, deux suspects ont été interpellés dès l'intervention des forces de l'ordre. Les autorités compétentes ont été saisies afin d'identifier et de traduire devant les tribunaux l'ensemble des auteurs et complices de cet acte.

Le ministère rappelle que l'excision demeure une infraction pénale sévèrement réprimée par la législation ivoirienne. Cette ferme condamnation intervient dans le sillage des engagements nationaux réitérés le 13 juin 2026 par la Première dame Dominique Ouattara, en vue d'éradiquer les violences basées sur le genre (VBG).

Face à la persistance de ce fléau, les autorités invitent les populations à une vigilance accrue et à la dénonciation systématique de tout acte ou tentative de mutilation génitale.

(AIP)

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