Contrôle systémique de l’IGF : le secteur minier sous haute surveillance
Avec une mobilisation sans précédent de 118 inspecteurs des finances, le gouvernement a lancé une opération de contrôle ciblée sur près de 200 entités publiques et privées pour l’exercice 2026. Dès le 4 juin, l’accent a été mis sur le secteur minier, un pilier économique dont les revenus doivent être passés au crible sur l’ensemble du territoire national.
Bien que les missions englobent également l’audit des salaires des fonctionnaires, le suivi des recettes fiscales et douanières, ainsi que le contrôle des biens publics, l’examen des revenus miniers reste le cœur de cette initiative. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des décisions prises lors de la 87ᵉ réunion du Conseil des ministres, reflétant la volonté des autorités de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des ressources publiques.
Un secteur stratégique sous le microscope
Reconnu comme un levier essentiel de l’économie nationale, le secteur minier contribue de manière significative aux recettes de l’État. Pourtant, des lacunes persistent dans la chaîne de production, de déclaration, de collecte et de traçabilité des revenus issus de l’exploitation minière. C’est pourquoi l’Inspection Générale des Finances (IGF) ambitionne d’évaluer avec rigueur les mécanismes de perception des recettes, d’identifier les failles et de proposer des solutions pour optimiser leur rendement au profit du Trésor public.
L’opération, pilotée par l’Inspecteur Général des Finances – Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, s’appuie sur les conclusions de la première vague de contrôles de l’année 2026. Comme l’a précisé son adjoint, Emmanuel Tshibingu, cette deuxième phase inclut des audits spécifiques sur les revenus miniers, ainsi que des missions de surveillance des recettes douanières et fiscales dans des points stratégiques du pays.
Rigueur et indépendance : les maîtres-mots des contrôleurs
Avant le déploiement des équipes, Christophe Bitasimwa Bahii a rappelé aux inspecteurs l’importance capitale de leur mission et les principes éthiques qui doivent guider leurs actions. « En tant que hauts fonctionnaires de l’État, votre devoir est de servir les intérêts nationaux sans aucune concession. Vous devez agir avec objectivité, impartialité et indépendance, en écartant toute influence ou intimidation. La qualité de vos investigations et la rigueur de vos rapports seront déterminantes pour éclairer les décisions des autorités », a-t-il souligné.
L’Inspecteur Général a également insisté sur l’exigence de précision dans les analyses et la clarté des conclusions, afin que les rapports produits deviennent des outils fiables d’aide à la décision pour le gouvernement. Cette démarche s’inscrit dans une logique de renforcement de la gouvernance du secteur minier, perçu comme un moteur essentiel du développement économique du pays.
À travers cette initiative, l’IGF réaffirme son rôle de gardien des finances publiques et son engagement à accompagner les autorités dans la modernisation de la gestion des ressources minières, un enjeu majeur pour l’avenir économique de la République démocratique du Congo.
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