Bénin : 30 milliards fcfa investis pour une rentrée scolaire et universitaire inclusive et moderne

Lors d’un Conseil des ministres historique, l’exécutif béninois a acté un plan d’action ambitieux pour transformer le paysage éducatif du pays. Centré sur l’équité et la modernisation, ce dispositif mobilise près de 30 milliards de francs CFA afin de dynamiser l’apprentissage, du primaire à l’enseignement supérieur.

Un budget record pour une éducation plus accessible et performante

Avec cette enveloppe financière sans précédent, le gouvernement place l’éducation au cœur de ses priorités stratégiques. L’objectif ? Renforcer l’inclusion sociale en ciblant les populations les plus vulnérables, tout en modernisant les infrastructures éducatives pour répondre aux défis actuels.

Des cantines scolaires élargies pour lutter contre le décrochage

Pour encourager la scolarisation et réduire les inégalités territoriales, le programme des cantines scolaires connaît une expansion majeure. D’ici la rentrée 2026-2027, ce sont près de 500 000 écoliers supplémentaires qui bénéficieront d’un repas chaud quotidien, portant ainsi le total à 1,9 million d’enfants couverts. Cette mesure touche particulièrement les zones rurales et périurbaines, où l’accès à une alimentation équilibrée reste un défi.

En parallèle, un plan d’urgence a été adopté pour sécuriser la continuité pédagogique dans les régions frontalières confrontées à des tensions. Ce dispositif inclut des aménagements d’infrastructures et un accompagnement renforcé des enseignants et des élèves.

Lutter contre les disparités de genre dans l’enseignement technique

Dans le secondaire et l’enseignement technique, l’accent est mis sur la réduction des écarts entre filles et garçons. Une mesure phare consiste en l’exonération totale des frais de scolarité pour toutes les jeunes filles inscrites en Formation Technique et Professionnelle (FTP). Cette initiative s’accompagne d’un renforcement des équipements pédagogiques : 12 000 tables-bancs sont distribuées aux Collèges d’Enseignement Général (CEG), tandis que les lycées de jeunes filles font l’objet de réhabilitations prioritaires.

L’enseignement supérieur sous les projecteurs

Le secteur universitaire bénéficie d’investissements ciblés pour améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants. Les bourses d’études enregistrent une revalorisation significative, pouvant atteindre 49 % selon les filières. Parmi les mesures phares : une hausse des allocations de rentrée et un ajustement des bourses d’excellence pour les cursus à l’étranger.

Pour faciliter la mobilité des apprenants, une flotte de 63 bus neufs sera déployée dès la prochaine rentrée. Ces véhicules desserviront les quatre universités publiques du pays (Abomey-Calavi, Parakou, UNA Kétou et UNSTIM Abomey) sur des lignes interurbaines dédiées.

Sur les campus, les restaurants universitaires et les infirmeries seront réhabilités et équipés de matériel moderne. Par ailleurs, une bourse d’études sera automatiquement attribuée à tout nouveau bachelier en situation de handicap lourd inscrit dans une université publique, renforçant ainsi l’équité sociale.

Une feuille de route opérationnelle pour une rentrée réussie

Les ministères concernés ont reçu pour mission de finaliser les préparatifs avant le début des cours. Grâce à ce plan d’urgence et à cette enveloppe financière exceptionnelle, le gouvernement béninois affiche sa détermination à faire de la rentrée 2026-2027 un tremplin pour la stabilité sociale et le développement du capital humain.