Au Burkina Faso, suspension de l’Union générale des étudiants burkinabè et arrestations de ses membres

C’est lors des commémorations du 36e anniversaire de l’assassinat de l’étudiant Dabo Boukary, sous le régime de Blaise Compaoré, que l’Union générale des étudiants burkinabè (Ugeb) a dénoncé « l’échec du pouvoir militaire à rétablir la sécurité », malgré les engagements pris par le capitaine Ibrahim Traoré lors de son coup d’État.
Peu après cette déclaration, des individus « non identifiés », vêtus en civil et armés, ont procédé à des arrestations « musclées et illégales » de plusieurs étudiants, dont le président de l’Ugeb, selon un communiqué de l’association.
L’Ugeb suspendue pour « apologie du terrorisme » par les autorités
Ces interpellations ont été suivies d’une suspension de l’Ugeb pour une durée de trois mois, renouvelable, décidée par le ministère de l’Administration territoriale. L’association n’est désormais plus autorisée à organiser la moindre activité pendant cette période.
Parallèlement, le procureur du Faso, près le tribunal de grande instance Ouaga2, a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire en raison de « la gravité » des faits reprochés.
D’après le communiqué du procureur, les actes incriminés pourraient correspondre à des infractions prévues par le code pénal burkinabè, notamment une « entreprise visant à démoraliser les forces de défense et de sécurité ».
Le procureur a également rappelé que « l’apologie publique d’actes de terrorisme » est passible d’une peine pouvant aller d’un à dix ans de prison.
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