Une nouvelle opération violente vient de secouer le centre du Mali. Les combattants du Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), l’alliance djihadiste affiliée à Al-Qaïda, ont tendu une embuscade meurtrière ciblant un convoi composé de militaires maliens et d’éléments russes du Corps africain.
Une embuscade sanglante dans la région de Mopti
Le guet-apens s’est produit à proximité de la localité de Kaka, située dans la région de Mopti. Les affrontements directs ont causé la mort de treize combattants, répartis entre les forces régulières maliennes et leurs partenaires russes. À l’issue de cet assaut, les assaillants du JNIM ont fait main basse sur un arsenal militaire significatif, comprenant notamment quatorze motocyclettes, deux mitrailleuses de type PKM, six fusils d’assaut Kalachnikov, six grenades ainsi qu’un volume important de munitions diverses.

La récurrence des attaques contre le Corps africain
Cette confrontation s’inscrit dans une série d’offensives violentes visant les forces conjointes du Mali et du ministère russe de la Défense. Précédemment, à la mi-juillet, une autre colonne militaire d’envergure avait subi un revers majeur dans la partie septentrionale du pays. Ce convoi de grande taille, qui comptait plus de deux cents instructeurs russes et une centaine de soldats des forces armées maliennes, avait été violemment pris à partie, entraînant la mort de près de soixante militaires maliens, la capture d’au moins trente prisonniers et de nombreux blessés.
Face à la multiplication de ces assauts coordonnés sur les axes routiers stratégiques, les autorités de Bamako et leurs alliés russes peinent à déployer une stratégie défensive efficace pour sécuriser leurs déplacements.
L’expansion continue du JNIM en Afrique de l’Ouest
Le JNIM s’impose aujourd’hui comme la coalition terroriste la plus structurée et la plus redoutable de la zone sahélienne. Établie officiellement au début du mois de mars 2017, cette organisation est née de la fusion stratégique de plusieurs factions armées actives sur le territoire malien, à savoir Ansar Dine, Al-Mourabitoun, la Katiba Macina ainsi que la Katiba du Sahara.
Bien que le Mali demeure l’épicentre historique de ses activités, le groupe armé a largement débordé ses frontières d’origine. Ses unités opérationnelles mènent désormais des incursions régulières au Burkina Faso et au Niger, tout en intensifiant leur pénétration vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, particulièrement au Bénin et au Togo.
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