Affaire de détournement à la mutuelle des enseignants ivoiriens : trois responsables déférés à la prison d’Abidjan

Un détournement présumé de 5 milliards de FCFA au cœur de la Mutuelle des enseignants de Côte d’Ivoire

Le Procureur général près le Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF), Aboya Koffi Jean-Claude, a clos une enquête approfondie menée au sein de la Mutuelle des enseignants de Côte d’Ivoire (MUPEMENET-CI). Cette procédure, qui s’étend sur plusieurs mois, aboutit à une étape décisive : la tenue prochaine d’un procès pour détournement présumé de plus de 5 milliards de francs CFA. Trois responsables sont désormais sous le coup de poursuites judiciaires.

Trois figures majeures déférées au pôle pénitentiaire d’Abidjan

Le Directeur exécutif de la MUPEMENET-CI, Agré Lynx Bourgelat, ainsi que le Directeur des affaires financières, Koné Allagnan, ont été placés sous mandat de dépôt ce mardi 19 mai 2026. Ils ont été transférés vers le pôle pénitentiaire d’Abidjan, anciennement connu sous le nom de MACA. Leur mise en détention préventive vise à garantir la bonne marche de la procédure judiciaire.

Le troisième acteur clé de cette affaire, Dao Ibrahim Kinan, n’a pas été épargné par les investigations. Propriétaire de plusieurs sociétés (IDK, KINANE et TICS SERVICES), il occupe également la présidence du parti politique Les Avertis. Les auditions menées par les enquêteurs du PPEF ont révélé son rôle présumé dans l’élaboration d’un montage frauduleux impliquant des sociétés écrans. Ces dernières auraient servi à détourner des fonds colossaux des caisses de la mutuelle des enseignants ivoiriens.

Convoqué et confronté aux éléments du dossier, Dao Ibrahim Kinan a lui aussi été écroué à la prison d’Abidjan, après avoir été entendu dans le cadre de cette enquête. Les autorités judiciaires confirment que cette affaire marque une avancée significative dans la lutte contre la corruption au sein des institutions ivoiriennes.

Un procès imminent pour faire la lumière sur l’affaire

Les investigations menées par le PPEF ont permis de rassembler des preuves substantielles, justifiant la tenue prochaine d’un procès. Les trois accusés, désormais détenus, devront répondre de leurs actes devant la justice. Cette affaire rappelle l’importance de la transparence financière et de la rigueur dans la gestion des fonds mutualistes, essentiels pour les enseignants ivoiriens.