Adré mise sur le solaire pour un Tchad plus vert
Le Tchad franchit une étape majeure dans sa transition énergétique avec l’inauguration d’une centrale solaire à Adré. Ce projet ambitieux s’inscrit dans une politique nationale visant à démocratiser l’accès à l’électricité pour tous.

Un vent d’innovation souffle sur le département d’Assoungha, en province du Ouaddaï, où les habitants d’Adré célèbrent aujourd’hui l’achèvement d’un projet énergétique d’envergure. Vendredi dernier, les autorités locales, accompagnées de partenaires nationaux et internationaux, ont officiellement inauguré une centrale solaire hybride, marquant ainsi une avancée concrète vers l’autonomie énergétique de la région.
La cérémonie, présidée par le préfet du département d’Assoungha, M. Dillo Bergou, a réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans ce projet structurant. Parmi eux figuraient le président du conseil d’administration de l’Agence pour le Développement de l’Électrification Rurale et la Maîtrise de l’Énergie (ADERM), son directeur général, ainsi que les élus locaux et une foule de citoyens venus témoigner leur soutien à cette initiative.
Lors de son allocution, le maire d’Adré, M. Ahmat Abderrahim, a souligné l’importance stratégique de cette infrastructure pour le développement local. « Ce projet n’est pas qu’une simple installation technique ; c’est un engagement fort des autorités en faveur d’un avenir plus lumineux pour notre communauté », a-t-il déclaré, sous les applaudissements de l’assistance.
Le directeur général de l’ADERM, M. Younous Daoussa Mahamat, a pris la parole pour détailler l’ampleur de ce projet phare. « Cette centrale solaire hybride, construite sur instruction directe du Président Mahamat Idriss Déby Itno, représente bien plus qu’un simple équipement : c’est la concrétisation d’une vision politique ambitieuse », a-t-il affirmé. Il a rappelé que le Chef de l’État tchadien a toujours placé l’accès universel à l’énergie au cœur de ses priorités, insistant sur l’idée qu’aucune région ne doit être exclue du progrès, qu’aucun jeune ne doit voir son avenir bridé par l’obscurité.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la centrale d’Adré s’étend sur 4 800 modules photovoltaïques, chacun d’une capacité de 585 watts, pour une puissance totale de 2,808 mégawatts-crête. Elle est dotée d’un système de stockage par batteries de 7,52 mégawattheures et de deux groupes électrogènes de 500 KVA chacun. Le réseau électrique local a également été renforcé avec l’ajout de 5 kilomètres de lignes moyenne tension et 10 kilomètres de basse tension.
M. Younous Daoussa Mahamat a conclu son intervention en remerciant l’ensemble des parties prenantes pour leur contribution à ce projet, tout en réaffirmant l’engagement continu de l’État à promouvoir les énergies renouvelables comme pilier du développement durable au Tchad. « Ce projet est un symbole de notre détermination à bâtir un Tchad plus résilient et plus prospère », a-t-il ajouté.
La journée s’est achevée par une visite des installations, offrant aux participants l’opportunité de découvrir de visu les innovations techniques déployées. Pour les habitants d’Adré, cette centrale marque le début d’une nouvelle ère, où l’électricité ne sera plus un luxe, mais un droit accessible à tous.
Cette inauguration s’inscrit dans une dynamique plus large de transition énergétique au Tchad, confirmant la volonté des pouvoirs publics de faire des énergies propres un levier essentiel pour l’avenir du pays.
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