Un projet ambitieux pour renforcer la société civile tchadienne
À N’Djamena, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a récemment organisé un atelier dédié à l’évaluation des trois premières années d’un projet d’envergure. Intitulé « Soutien aux organisations tchadiennes pour la promotion et la protection des droits humains », ce programme a été lancé en mai 2023 avec le financement de l’Union européenne. L’objectif principal ? Renforcer les actions de 13 structures locales engagées dans la défense des libertés fondamentales.
Un engagement commun pour les droits humains
Félix Ahouansou, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme au Tchad, et Agnès Kovacs, cheffe de la section Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne, ont pris la parole pour saluer l’impact de ce projet. Tous deux ont mis en avant l’importance cruciale des organisations de la société civile dans un contexte où les défis pour les droits humains restent nombreux. « Ce projet, prévu jusqu’en juin 2026, illustre notre volonté d’accompagner ces acteurs clés dans leur mission essentielle », a déclaré Félix Ahouansou.
Des défis persistants pour les défenseurs des droits
Malgré les avancées, les obstacles restent nombreux pour ces organisations. Le représentant de l’ONU a souligné les contraintes administratives, la réduction de l’espace civique et les menaces sécuritaires qui pèsent sur leur travail. « Un soutien continu et adapté est indispensable pour garantir leur sécurité et leur efficacité », a-t-il ajouté.
Des résultats concrets pour les victimes
Le projet a permis d’octroyer des subventions à 13 organisations locales. Parmi les réalisations notables : 58 victimes de violences basées sur le genre et de violations des droits humains ont reçu une assistance juridique, dont 25 grâce à l’appui du Barreau tchadien. Par ailleurs, 61 personnes, dont neuf hommes, ont bénéficié d’un accompagnement matériel, psychologique et médical via une structure partenaire.
Un bilan partagé lors d’un atelier participatif
Agnès Kovacs a insisté sur l’importance de cet atelier de clôture, où les acteurs ont pu évaluer l’avancement du projet et son impact sur les bénéficiaires. « Cet événement a permis de dresser un état des lieux précis, d’échanger sur les bonnes pratiques et de tracer des pistes pour les années à venir », a-t-elle expliqué. Une centaine de participants, issus des organisations de la société civile, des partenaires techniques et des bénéficiaires, ont pris part aux discussions.
Vers un Tchad plus respectueux des droits fondamentaux
Les recommandations issues de l’atelier devraient guider les prochaines étapes du projet. Pour les organisateurs, l’objectif reste clair : consolider les acquis et renforcer la résilience des défenseurs des droits humains au Tchad, malgré les défis persistants.
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