La Haute Assemblée tchadienne a organisé ce lundi 1er juin une séance plénière dédiée aux tensions intercommunautaires qui menacent la stabilité du pays. Sous la présidence du Dr Haroun Kabadi, président du Sénat, les sénateurs ont interrogé le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabache, sur les défis sécuritaires actuels.
Lors de cet échange, les sénateurs ont pointé du doigt l’escalade des violences entre communautés et l’insécurité dans plusieurs provinces. Le ministre a reconnu l’ampleur du problème en livrant des chiffres accablants : entre 2024 et 2025, les conflits intercommunautaires ont fait 318 morts et plus de 3 000 blessés, sans compter les destructions matérielles massives.
Renforcement des moyens et dialogue communautaire
Pour inverser cette tendance, le gouvernement tchadien a lancé une série de mesures. Parmi elles, l’augmentation des patrouilles dans les zones à risque, l’acquisition de nouveaux équipements pour les forces de l’ordre, dont des motos pour une meilleure mobilité, ainsi que le recrutement de 2 000 agents supplémentaires (1 000 policiers et 1 000 gendarmes).
Une approche multidimensionnelle pour rétablir la paix
Le général Ali Ahmat Aghabache a insisté sur l’importance d’une stratégie globale combinant sécurité, médiation locale et sensibilisation. « La lutte contre ces violences ne peut réussir sans l’implication de tous : autorités, leaders traditionnels et citoyens », a-t-il déclaré. Il a également souligné le rôle clé des sénateurs dans le renforcement de la cohésion sociale et la prévention des tensions.
Cette séance a confirmé la volonté des institutions tchadiennes de protéger les populations et de préserver l’unité nationale face à ces défis persistants.
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