Un nouveau démenti ferme a été émis ce week-end par le Tchad concernant les allégations selon lesquelles N’Djamena préparerait une opération visant à déstabiliser son voisin, la République centrafricaine (RCA). Ibrahim Adam Mahamat, porte-parole du ministère tchadien des Affaires étrangères, a catégoriquement rejeté ces rumeurs au nom de l’État.
Dans un communiqué officiel, la diplomatie tchadienne a dénoncé une campagne de désinformation visant à nuire à l’image du pays et à fragiliser ses relations diplomatiques avec Bangui. Le ministère a souligné que ces accusations n’ont «aucun fondement réel» et ne reflètent en rien la position officielle du Tchad.
Condamnant sans réserve ces tentatives de manipulation, le gouvernement tchadien a exhorté les initiateurs de ces rumeurs à cesser leurs agissements et à se baser sur des informations vérifiées. Il a également interpellé les médias ainsi que les utilisateurs des réseaux sociaux pour qu’ils s’en tiennent aux faits avérés plutôt qu’aux spéculations infondées.
Le Tchad a réaffirmé avec force son engagement en faveur de la souveraineté des États et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui. «Le Tchad n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais impliqué dans une quelconque action visant à saper la stabilité d’un pays frère», a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Cette posture s’inscrit dans une vision stratégique où la stabilité du Tchad est indissociable de celle de l’ensemble de la sous-région.
Le Président Mahamat Idriss Déby Itno, dont les prises de position diplomatiques sont suivies avec attention, accorde une importance capitale à ces principes. «Le respect de l’intégrité territoriale et la non-ingérence constituent des piliers essentiels pour garantir une paix durable en Afrique centrale», a rappelé la diplomatie tchadienne.
Ces accusations récurrentes contre le Tchad ne sont pas nouvelles. Plusieurs pays d’Afrique centrale et orientale l’ont déjà pointé du doigt, l’accusant d’appuyer des groupes armés étrangers. Parmi les exemples souvent cités figurent les Forces de soutien rapides (FSR), engagées depuis avril 2023 dans un conflit armé contre l’armée soudanaise.
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