Lors de la célébration de la fête nationale le 4 avril 2025, le président Bassirou Diomaye Faye a exposé une vision novatrice pour l’organisation des institutions du Sénégal. Au cours d’une rencontre avec les médias, le chef de l’État a manifesté sa volonté de rompre avec la centralisation historique de l’autorité présidentielle.

Une volonté de redistribuer les cartes de l’exécutif
Le président Bassirou Diomaye Faye aspire à transformer en profondeur la fonction qu’il occupe. Il refuse désormais d’être le seul détenteur de la puissance publique et souhaite voir émerger des pôles de décision plus autonomes au sein de l’appareil d’État. « Je veux des DG forts, des ministres forts, un Premier ministre super fort », a-t-il martelé, précisant qu’il ne souhaitait pas incarner un dirigeant concentrant l’intégralité des pouvoirs entre ses mains.
Cette ambition se traduit par un projet de réforme constitutionnelle visant à redéfinir les équilibres entre la présidence et la primature. En renforçant les attributions du chef du gouvernement, poste actuellement occupé par Ousmane Sonko, cette évolution institutionnelle pourrait marquer un tournant majeur pour le Sénégal. L’objectif est de passer d’un système hyper-présidentiel à une gouvernance où les responsabilités sont plus largement partagées pour gagner en efficacité administrative.
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