Sahel : des combats frontaliers qui exposent l’incapacité des juntes à endiguer le jihadisme

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Frontière Mali-Burkina Faso : un théâtre d’affrontements jihadistes non maîtrisé

La frontière entre le Mali et le Burkina Faso est devenue le symbole d’un échec sécuritaire au Sahel. Les combats récurrents entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et l’État islamique au Sahel (EIS) confirment que les groupes armés, bien plus que les États, dictent désormais les règles de cette zone.

Des rivalités armées qui s’intensifient

Les affrontements entre ces deux factions jihadistes ne sont pas anecdotiques. Ils reflètent une lutte d’influence pour le contrôle des espaces, des axes économiques et des populations. Les militaires, qu’ils soient malien ou burkinabè, peinent à imposer leur autorité dans ces territoires où la loi des armes prime depuis des années.

Un échec des régimes post-coup d’État

Les juntes au pouvoir à Bamako et à Ouagadougou avaient fait de la sécurité et de la reconquête territoriale des piliers de leur légitimité. Pourtant, malgré les déclarations officielles et les opérations militaires, les violences persistent. Les populations locales, premières victimes, subissent déplacements forcés et insécurité chronique.

L’illusion de la souveraineté

Les discours sur la reconquête territoriale et la restauration de l’État peinent à se concrétiser. Les autorités militaires, sous la présidence d’Assimi Goïta au Mali et celle d’Ibrahim Traoré au Burkina Faso, multiplient les annonces, mais les résultats concrets tardent à se manifester. Les zones frontalières restent des espaces où les groupes armés agissent en toute impunité.

Pourquoi la lutte contre le jihadisme échoue-t-elle ?

La réponse militaire seule ne suffit pas. La lutte contre le jihadisme exige une approche globale : renseignement efficace, présence administrative durable, protection des civils et coopération transfrontalière. Or, ces conditions restent largement absentes dans cette région.

Le coût humain d’une crise non résolue

Les populations paient le prix fort. L’insécurité, les déplacements et la dégradation des conditions de vie illustrent l’échec des politiques sécuritaires actuelles. Pour les juntes militaires, la question se pose désormais avec acuité : combien de temps faudra-t-il encore pour que leurs promesses se transforment en sécurité réelle ?

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