Rupture au Sénégal : le Pastef d’Ousmane Sonko décline toute participation au gouvernement

Le paysage de la politique sénégalaise connaît un tournant majeur avec la formation du nouveau gouvernement par le président Bassirou Diomaye Faye. Contre toute attente, le Pastef, formation politique dirigée par Ousmane Sonko, a décidé de ne pas intégrer cette nouvelle équipe ministérielle, marquant une rupture nette entre les deux anciens alliés.

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Une fracture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

Cette annonce survient moins de deux semaines après le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre. Bien que ce dernier occupe désormais la présidence de l’Assemblée nationale, les relations entre les deux figures de proue de l’exécutif se sont dégradées. Le leader du Pastef a officiellement fait part de divergences profondes concernant la structuration de la nouvelle liste ministérielle.

Malgré un entretien prolongé entre le chef de l’État et le président du parti, les points de friction n’ont pu être résolus, notamment sur le rôle de la majorité dans l’appareil exécutif. Les propositions soumises par les instances du Pastef n’ayant pas reçu d’écho favorable auprès de Bassirou Diomaye Faye, le parti a choisi de ne plus être représenté au sein du cabinet.

Une nouvelle équipe face aux défis de l’économie au Sénégal

C’est désormais Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô qui conduit l’action gouvernementale. La liste des trente ministres qu’il a présentée lundi confirme l’absence des cadres du Pastef qui siégeaient précédemment. Ce remaniement intervient alors que le Sénégal traverse une période d’incertitude financière préoccupante.

Le pays doit en effet composer avec les conséquences d’une sous-déclaration de la dette publique héritée de l’administration précédente, portant l’endettement à 132 % du produit intérieur brut. Dans ce contexte, les discussions avec le Fonds monétaire international sont cruciales. Le gouvernement espère sceller un accord sur les points essentiels d’ici la fin du mois, afin de débloquer les financements suspendus et stabiliser l’économie du Sénégal.