Révision de la constitution au Bénin : les nouveautés et les polémiques

Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale du Bénin, lors de l’adoption de la révision constitutionnelle en 2019. © DR / Assemblée nationale du Bénin

Le 1er novembre 2019, les députés du Bénin ont adopté en urgence une nouvelle Constitution, suscitant de vives réactions au sein de l’opposition. Cette réforme majeure introduit plusieurs changements structurels, dont la création d’un ticket présidentiel, combinant l’élection du président de la République et celle d’un vice-président. Le scrutin se déroule en deux tours, avec une exigence de majorité absolue des suffrages exprimés.

Parmi les autres innovations notables, la réforme constitutionnelle supprime la peine de mort, institue une Cour des comptes et intègre un principe de discrimination positive en faveur des femmes pour les élections. Par ailleurs, le nombre maximal de mandats pour les députés est fixé à trois, avec la possibilité pour eux de retrouver leur siège s’ils l’ont cédé à un suppléant.

La limitation des mandats présidentiels à deux, déjà présente dans la Constitution de 1990, est renforcée : désormais, aucun candidat ne pourra exercer plus de deux mandats consécutifs ou non au cours de sa carrière politique.

2026 : un quadruple scrutin électoral

Ce nouveau texte constitutionnel prévoit également un calendrier électoral chargé pour 2026. Les citoyens béninois seront appelés à voter pour quatre scrutins distincts, marquant ainsi une année électorale intense.