Procès pour féminicide à grigny : une mère béninoise disparue dans un congélateur

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Un féminicide présumé derrière le congélateur de Grigny

Armale Aïvohozin, surnommée « Deo », mère béninoise de 44 ans, a été tuée par balles en juillet 2023 à Grigny, dans l’Essonne. Son corps a été dissimulé dans un congélateur, déclenchant une enquête puis un procès trois ans plus tard. L’accusé, son compagnon, admet les tirs mais évoque un accident.

Une disparition qui alerte tout le quartier de la Grande Borne

En juillet 2023, Armale Aïvohozin disparaît après avoir été vue pour la dernière fois avec son compagnon, un boucher installé dans le quartier de la Grande Borne. Son fils aîné, inquiet de ne plus pouvoir la joindre, signale sa disparition aux autorités. C’est dans l’appartement de l’homme, situé au-dessus de sa boucherie, qu’est retrouvée la macabre découverte : son corps dans un congélateur.

L’autopsie révèle deux blessures par balle, à la tête et au thorax. Les enquêteurs orientent rapidement leurs investigations vers le compagnon de la victime, qui devient le principal suspect dans ce féminicide présumé.

Une version des faits contestée par l’accusation

L’accusé reconnaît avoir tiré sur Armale Aïvohozin, mais soutient que les coups de feu seraient partis accidentellement. La cour d’assises de l’Essonne devra examiner cette version lors du procès. Des éléments rapportés suggèrent que l’homme était jaloux et menaçait de se suicider si sa compagne le quittait. Ces détails sont examinés pour comprendre les motivations derrière son geste.

La famille de la victime, en quête de vérité, attend des réponses précises sur les circonstances de sa mort et les derniers instants de sa vie.

Le témoignage poignant du fils de la victime

Le procès, ouvert le 2 novembre 2026, a été marqué par le témoignage du fils aîné d’Armale Aïvohozin. Âgé de 27 ans, il a raconté les derniers moments vécus avec sa mère et les circonstances ayant conduit à signaler sa disparition. Son récit a permis de revenir sur l’inquiétude grandissante de la famille après la perte de contact avec la quadragénaire.

Le jeune homme avait déposé sa mère la veille dans le quartier de la Grande Borne. Ne parvenant plus à la joindre, il s’est rendu sur place et a rencontré un homme se présentant comme le compagnon de sa mère, affirmant qu’elle était partie en véhicule avec chauffeur. Les recherches policières ont révélé une réalité bien plus tragique.

Un second accusé pour dissimulation de cadavre

L’affaire ne se limite pas au principal accusé. Un deuxième homme est jugé pour recel de cadavre et modification de la scène de crime, des faits visant à entraver la manifestation de la vérité. Son rôle présumé dans la dissimulation du corps constitue un volet majeur de cette procédure judiciaire. Les débats doivent éclaircir comment le corps a été placé dans le congélateur et déterminer les responsabilités de chacun.

Le verdict est attendu pour le 4 novembre 2026.

Un drame qui rappelle l’urgence d’agir contre les violences conjugales

Au-delà de l’émotion suscitée par les circonstances particulièrement sordides de cette affaire, le féminicide présumé d’Armale Aïvohozin rappelle la réalité des violences faites aux femmes, y compris au sein des couples. Pour ses proches, ce procès représente une étape essentielle dans leur quête de vérité et de justice.

Trois ans après les faits, ils espèrent que les débats permettront de comprendre ce qui s’est réellement passé à Grigny et d’obtenir des réponses sur la mort de cette mère de famille béninoise. L’accusé demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.

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