Politique sénégalaise : Sonko remettre en cause le conseil constitutionnel après une décision historique

politique sénégalaise : Sonko remettre en cause le conseil constitutionnel après une décision historique

Ousmane Sonko lors de son discours à Touba

Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a récemment surpris par un revirement dans ses déclarations concernant le Conseil constitutionnel. Après avoir prôné le respect de ses décisions, il dénonce désormais ouvertement son influence sur l’Assemblée nationale.

Un changement de ton radical en quelques jours

Ousmane Sonko a opéré un virage à 180 degrés dans son discours sur le Conseil constitutionnel. Il y a peu, il appelait pourtant au respect de ses décisions, saluant le rôle des institutions dans un cadre démocratique. Pourtant, lors de l’inauguration du siège de Pastef à Touba, il a adopté une posture bien plus critique. Les propos tenus par le président de Pastef contrastent fortement avec ses déclarations antérieures, suscitant l’interrogation des observateurs politiques.

Des critiques acerbes envers le président et les institutions

Face à ses militants, Ousmane Sonko a vivement critiqué la récente décision du Conseil constitutionnel, qui a invalidé un texte visant à renforcer les pouvoirs du Parlement au détriment de ceux du chef de l’État. « Cette décision s’impose à tous ! En démocratie, lorsque les institutions respectent leur domaine de compétences, aucun conflit ne peut éclater », avait-il alors affirmé. Pourtant, lors de son discours à Touba, il a qualifié la situation de « grave », dénonçant une dérive des institutions judiciaires.

« Le Conseil constitutionnel ne peut imposer aux députés de voter des lois uniquement pour complaire au président. C’est une dérive inacceptable pour notre pays », a-t-il lancé sous les applaudissements de ses partisans. Il a également pointé du doigt l’usage fréquent du recours au Conseil constitutionnel par le président de la République, soulignant que cette pratique se répète « toutes les semaines ».

Ces déclarations, loin d’être anodines, pourraient annoncer une nouvelle phase de tensions politiques au Sénégal. Le débat sur l’équilibre des pouvoirs entre les institutions semble plus vif que jamais.