Le président camerounais Paul Biya en bonne santé, assure le gouvernement
Les spéculations sur l’état de santé du chef de l’État camerounais, Paul Biya, ont été démenties par son entourage. Depuis plus de 56 jours, le président séjourne en Suisse, alimentant les rumeurs les plus diverses. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a tenu à clarifier la situation lors d’une prise de parole officielle.
Une opération chirurgicale sans gravité
Le porte-parole a reconnu que Paul Biya a récemment subi une intervention médicale, précisant qu’elle s’est déroulée à Genève. « Il a fait une intervention, il y a quelque temps », a-t-il déclaré, tout en précisant que le président n’était pas hospitalisé. Cette précision vise à apaiser les inquiétudes tout en maintenant une certaine réserve sur les détails médicaux.
Le Cameroun fonctionne normalement, affirme le gouvernement
Le ministre a réaffirmé que les institutions camerounaises continuent de fonctionner sans entrave. « Les principaux responsables de l’administration vaquent à leurs occupations », a-t-il souligné, ajoutant que « les institutions du Cameroun fonctionnent normalement ». Une façon de rappeler que l’État camerounais reste opérationnel malgré l’absence physique du président.
Concernant la vacance du pouvoir, René Emmanuel Sadi a catégoriquement exclu cette possibilité. Selon lui, seule l’instance compétente, en l’occurrence le Conseil constitutionnel, pourrait constater une telle situation. Or, celui-ci ne s’est pas prononcé, ce qui rend toute discussion sur une vacance prématurée.
Un retour imminent, mais sans date précise
Le porte-parole a rassuré sur le retour prochain de Paul Biya au Cameroun, tout en reconnaissant qu’il n’est pas en mesure de fournir une date exacte. « Le président Paul Biya va bientôt rentrer au Cameroun », a-t-il assuré, tout en insistant sur le fait qu’il « est en vie et n’a pas démissionné ». Une déclaration qui met fin aux spéculations sur un éventuel remplacement du chef de l’État.
Cette prise de position officielle vise à rétablir la confiance dans la stabilité institutionnelle du pays, alors que les rumeurs sur la santé du président alimentaient les débats.
Vous pourrez aussi être intéressé par
-
Paulo fonseca et l’ol face au sparta prague : l’ambition chevillée à l’âme
-
Niger : crise humanitaire en hausse avec des centaines de déplacés dans le sud-ouest
-
Condamnation d’un journaliste malien : un an de prison pour des critiques envers la junte
-
Togo : l’humanitaire, un outil de blanchiment au cœur du régime de faure gnassingbé
-
Gabon : une levée record de 920 millions de dollars sur les marchés internationaux
