le Maroc s’impose comme acteur clé au sein de l’assemblée parlementaire de l’union pour la méditerranée
Le Parlement marocain a marqué un tournant décisif lors des dernières assises de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM). En effet, il vient d’intégrer le Bureau de cette instance euro‑méditerranéenne, une reconnaissance majeure de son influence croissante dans les débats régionaux. Parallèlement, le Royaume a été désigné pour présider la Commission de l’intelligence artificielle, un poste stratégique qui reflète la confiance accordée à sa diplomatie parlementaire.
une délégation marocaine active lors du sommet parlementaire euro‑méditerranéen
Une délégation officielle, conduite par Abdelmajid Fassi Fihri, vice‑président de la Chambre des représentants, a pris part aux travaux du 10e Sommet des présidents de parlements et de la 19e session plénière de l’AP-UpM. Ces rencontres, organisées au siège du Parlement égyptien dans la nouvelle capitale administrative, ont permis au Maroc de consolider sa position au sein de cette organisation.
Lors de l’ouverture des débats, Fassi Fihri a réaffirmé l’engagement du Parlement marocain à promouvoir le dialogue et la coopération entre les parlements des deux rives de la Méditerranée. Il a souligné que l’AP-UpM représente un cadre privilégié pour aborder les défis contemporains, notamment à travers les thèmes retenus pour cette session : l’intelligence artificielle, l’implication des jeunes et la diplomatie parlementaire au service de la paix et de la stabilité au Moyen‑Orient.
l’intelligence artificielle au cœur des priorités stratégiques de l’ap‑upm
Le Maroc a été choisi pour diriger la Commission de l’intelligence artificielle, un choix qui illustre la reconnaissance de son expertise dans ce domaine. Cette responsabilité s’inscrit dans une vision plus large de modernisation du Royaume, portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le pays mise sur une transformation numérique ambitieuse, visant à renforcer sa compétitivité et à positionner son économie parmi les leaders en Méditerranée et en Afrique.
Lors de son intervention, Fassi Fihri a mis en avant les avancées du Maroc en matière de développement technologique et d’économie du savoir. Il a également rappelé que ces efforts s’inscrivent dans une logique de développement durable et de prospective partagée, essentielle pour répondre aux mutations profondes de la région.
les enjeux méditerranéens au centre des discussions
Les échanges ont porté sur plusieurs priorités pour l’espace méditerranéen :
- Le renforcement de la diplomatie parlementaire comme levier de coopération ;
- L’intégration des jeunes dans les processus décisionnels ;
- La promotion de la sécurité et de la stabilité régionale ;
- Le développement économique partagé entre les États membres.
La délégation marocaine, composée de Chaoui Belassal, Meriem Rmili, Houria Didi, Rabab Aïlal, Salwa Demnati et Ibrahim Aâba, a activement participé aux réunions des commissions, contribuant à façonner les orientations stratégiques de l’AP-UpM pour les années à venir.
un appel à la coordination et à la solidarité méditerranéenne
Les travaux se sont conclus sur une note d’optimisme, avec un appel à renforcer la coordination parlementaire entre les États membres. L’AP-UpM est perçue comme une plateforme essentielle pour bâtir un avenir commun, fondé sur la confiance, la sécurité, la stabilité et la prospérité des peuples méditerranéens.
Vous pourrez aussi être intéressé par
-
Diplomatie du Togo et du Burkina Faso : une alliance sous tensions
-
Russie et AES : un partenariat ambivalent entre opportunités et risques
-
Burkina Faso : vers une fin du spectacle de la misère
-
Guerre asymétrique au Burkina Faso : l’armée face à la stratégie du harcèlement terroriste
-
Faux décret au Cameroun : dans les coulisses de l’affaire Baboke
