Une centaine d’agents de la société Intercon Security, prestataire du système des Nations Unies au Togo, ont bénéficié d’une formation approfondie à Lomé sur la lutte contre les abus sexuels et l’inclusion des personnes handicapées. Cette initiative vise à faire de la sécurité de terrain un reflet des valeurs éthiques fondamentales de l’institution.
Lomé, fin juin 2026 – Garantir la sécurité des installations diplomatiques nécessite bien plus que des mesures matérielles : il s’agit d’incarner les valeurs de respect et de dignité humaine que ces sites représentent. C’est dans cet esprit que le Bureau de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Togo, avec l’appui de l’UNFPA-Togo, a organisé une session de formation majeure les 25 et 27 juin 2026 dans la capitale togolaise.
Au total, 95 agents d’Intercon Security – acteurs clés de la sécurité quotidienne des agences onusiennes dans le pays – ont été formés aux standards internationaux en matière de droits humains et d’éthique professionnelle.

Les défis de la protection contre les abus sexuels (PSEA) au cœur de la formation
Sur le terrain, les agents de sécurité jouent un rôle bien plus large que la simple surveillance : ils constituent le premier contact avec le public, les partenaires et les personnes vulnérables. Face aux risques potentiels, les Nations Unies appliquent une politique de tolérance zéro en matière d’exploitation et d’abus sexuels.
Le programme de ces deux journées intensives s’est donc articulé autour de la Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels (PSEA) et de la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Les sessions ont alterné analyses de cas concrets et rappels juridiques, afin de doter ces professionnels de compétences solides autour de quatre axes principaux :
- La maîtrise du cadre éthique : comprendre les règles strictes des Nations Unies qui encadrent chaque interaction professionnelle.
- L’adoption de comportements exemplaires : transformer les principes théoriques en réflexes quotidiens et attitudes irréprochables.
- L’identification des pratiques interdites : reconnaître avec précision les signes de harcèlement, d’abus de pouvoir ou de discrimination.
- La connaissance des procédures de signalement : utiliser les mécanismes internes de dénonciation tout en garantissant l’anonymat et la protection des victimes.
« Le respect des droits et de la dignité de tous, en particulier des personnes les plus vulnérables sur le lieu de travail, n’est pas une option. C’est l’affaire de tous, à commencer par ceux qui protègent nos espaces. » — Note d’orientation des organisateurs

Changer de regard sur le handicap : une sécurité plus inclusive
Par ailleurs, les agents ont été sensibilisés aux protocoles d’accueil et d’accompagnement respectueux des personnes en situation de handicap, afin que les locaux des Nations Unies restent des espaces universellement accessibles, inclusifs et protecteurs.
En investissant dans la formation de ses prestataires de première ligne, le système des Nations Unies au Togo envoie un message fort : la sécurité ne se mesure pas seulement à la solidité des infrastructures, mais aussi à l’intégrité, au professionnalisme et à l’inclusivité des hommes et des femmes qui les incarnent.

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