Le président Bassirou Diomaye Faye met fin aux fonctions d’Ousmane Sonko
Le chef de l’État sénégalais vient d’annoncer, ce soir à la télévision nationale, le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre. Une décision qui marque un tournant dans la vie politique du pays et redéfinit l’équilibre des forces au sommet de l’État.
Fin d’une ère politique : Ousmane Sonko n’est plus Premier ministre
Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement destitué Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre du Sénégal. Cette décision, communiquée en direct à la télévision nationale, s’accompagne de la dissolution de l’ensemble du gouvernement en place.
La rupture entre les deux hommes, autrefois alliés, est désormais consommée. Les relations entre le chef de l’État et son ancien mentor politique se sont progressivement dégradées, rendant cette séparation inévitable.
Conformément aux usages institutionnels, la fin des fonctions d’Ousmane Sonko entraîne automatiquement celle de tous les ministres et secrétaires d’État qui composent le gouvernement.
Réactions immédiates après l’annonce officielle
Ousmane Sonko a réagi sans délai à cette décision, partageant son soulagement sur ses réseaux sociaux. « Alhamdoulillah. Ce soir, je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui », a-t-il écrit, marquant ainsi la fin d’un chapitre politique intense.
Cette annonce ouvre la voie à la formation d’un nouveau gouvernement, dont la composition sera annoncée prochainement par le président Bassirou Diomaye Faye. Le chef de l’État a d’ores et déjà confirmé qu’un nouveau Premier ministre serait désigné pour piloter la suite des affaires publiques.
Un parcours politique étroitement lié
L’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République du Sénégal en 2024 porte la marque d’Ousmane Sonko. Empêché de se présenter, ce dernier avait choisi de soutenir son successeur, menant campagne à ses côtés. Le scrutin s’était soldé par une victoire sans appel, avec plus de 54 % des suffrages exprimés.
Soyez le premier à réagir à cet article
Vous pourrez aussi être intéressé par
-
Burkina Faso : un « diaspora bond » historique de 151,5 milliards FCFA mobilisés
-
Burkina Faso : les associations musulmanes suspendues après l’arrestation d’un imam influent
-
Niger, clé de voûte du gazoduc transsaharien vers l’Europe
-
Drone Orion au Mali : un équipement militaire coûteux et inadapté à la guerre asymétrique
-
Cameroun : le nouveau gouvernement toujours attendu

Vos réactions