Le Mans rejoint officiellement l’élite, Bastia sanctionné d’une relégation en Ligue 3

L’épilogue est désormais officiel. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel s’est réunie ce mercredi soir pour statuer sur le sort de la rencontre opposant Bastia au Mans. Sans surprise, l’instance a validé le succès des Manceaux (0-2) obtenu sur le terrain lors de la 34e journée de Ligue 2. Ce verdict scelle définitivement le destin des deux formations : Le Mans est promu en Ligue 1, tandis que le club corse est envoyé en Ligue 3.

Le match, qui s’était déroulé samedi dernier, avait été marqué par des débordements notables. Dans les ultimes instants de la partie, l’arbitre Ruddy Buquet avait été contraint de renvoyer les acteurs aux vestiaires afin de garantir leur sécurité, face à une pluie de fumigènes et de pétards provenant des gradins. La rencontre n’avait jamais pu reprendre, et l’organe disciplinaire a entériné le score final après une instruction rapide.

Bastia évite de justesse un retrait de point

En plus de cette relégation vers la nouvelle division professionnelle qui remplace le National, Bastia écope de sanctions disciplinaires supplémentaires. Le club devra disputer deux matches à huis clos total au stade Armand-Cesari, auxquels s’ajoute une rencontre avec sursis. Toutefois, l’institution insulaire échappe au retrait de point pour l’exercice à venir, une menace qui planait pourtant sur le club.

Cette sanction était envisageable puisque Bastia se trouvait sous le coup d’un sursis suite à des incidents survenus le 5 décembre dernier lors d’une confrontation face au Red Star. À l’époque, un projectile avait atteint le joueur Bradley Danger, entraînant une défaite sur tapis vert et une mise à l’épreuve réglementaire.

Cette fois, la commission a estimé qu’un retrait de point n’était pas justifié. Sébastien Deneux, le président de la commission de discipline, a apporté des précisions sur cette décision : « En règle générale, on retire un point quand un acteur du match est touché ». Aucun participant n’ayant été physiquement atteint lors de ce BastiaLe Mans, l’instance a jugé qu’il n’y avait pas matière à révoquer le sursis.