Après plus d’une décennie de démarches attentives, le Gabon franchit un cap historique en matière de lutte contre la corruption. Lors d’un échange direct organisé à Libreville entre le 29 juin et le 1er juillet 2026, Séraphin Ondoumba, coordinateur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, a confirmé la validation du deuxième cycle du mécanisme d’évaluation de la Convention des Nations unies contre la corruption.
Cette avancée, inscrite dans la résolution 3/1 adoptée à New York en 2011, récompense les efforts persistants de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, dirigée par Nestor Mbou. Désormais, le pays ne se contente plus d’être évalué : il devient un acteur clé dans ce dispositif international.
Tiré au sort par le secrétariat de l’ONUDC, aux côtés de l’Uruguay, le Gabon a été désigné comme État examinateur. Sa mission ? Évaluer les progrès de la République des Seychelles sur les volets II et V de la Convention, portant respectivement sur les mesures préventives et le recouvrement des avoirs. Une responsabilité qui souligne son engagement renforcé dans la coopération mondiale.
Ce succès ouvre la porte à une série de réformes structurelles : ajustement du cadre légal avant, pendant et après l’examen, intensification des échanges institutionnels, montée en compétences des acteurs, partage d’expériences et identification des besoins en soutien technique et financier. Autant de leviers qui consolident l’engagement gabonais dans une lutte sans relâche contre les pratiques corruptrices.
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