Le Burkina Faso et la BAD dessinent leur feuille de route stratégique pour 2027-2031

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) façonne activement son engagement futur avec le Burkina Faso. Une délégation de haut niveau, conduite par Lamin Barrow, directeur général pour l’Afrique de l’Ouest, s’est rendue à Ouagadougou du 4 au 8 mai 2026. Cette mission a initié des consultations essentielles en vue de l’élaboration du Document de stratégie pays 2027-2031, qui définira l’appui de l’institution aux objectifs de développement de la nation.

Durant cette visite, une évaluation du cadre intérimaire 2022-2026, prolongé jusqu’à la fin de l’année, a été menée. Cette analyse a permis de cibler les orientations stratégiques du prochain partenariat. Parmi les domaines clés identifiés figurent le renforcement de la résilience économique, l’avancement du développement des infrastructures, la promotion de la transformation productive, le soutien accru au secteur privé et l’amélioration de l’efficacité dans l’exécution des projets.

Lors des échanges avec les autorités gouvernementales, Lamin Barrow a salué les efforts significatifs déployés par l’administration burkinabè pour consolider la sécurité et les performances macroéconomiques robustes. Il a également mis en lumière le rôle central du nouveau Plan national de développement 2026-2030, baptisé « RELANCE », comme catalyseur pour accélérer la dynamique de croissance.

Pour sa part, Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances, a plaidé pour un soutien intensifié aux investissements productifs. Son objectif est de stimuler l’industrialisation, d’étendre les capacités énergétiques et de renforcer la compétitivité du secteur privé. Le ministre a par ailleurs exhorté la banque à faire preuve d’une plus grande agilité et rapidité dans l’exécution de ses diverses opérations.

La solidité de cette collaboration est déjà palpable à travers les chiffres. Au 30 avril 2026, le portefeuille actif de la BAD au Burkina Faso comprenait 19 projets répartis dans cinq secteurs vitaux, représentant un investissement substantiel de 956,1 millions de dollars. Depuis le lancement du document intérimaire, 13 projets ont reçu leur approbation, et deux projets supplémentaires devraient être sanctionnés avant la clôture de l’année.

Les consultations en cours ont également mis en lumière plusieurs défis cruciaux qui façonneront la prochaine phase de coopération. Ceux-ci incluent la nécessité de simplifier les procédures d’acquisition, d’améliorer la réactivité face aux besoins immédiats des populations et d’assurer des investissements soutenus sur l’ensemble du territoire national, même dans un contexte de fragilité persistante.